Le Cineclub d’Andorre lance sa saison hivernale avec des films d’auteur
À partir du 14 janvier au Teatre Comunal, la programmation met en vedette des nommés à Cannes, le lauréat de Saint-Sébastien et des œuvres engagées de réalisateurs comme Jafar Panahi et Kaouther Ben Hania, en contrepoint des blockbusters grand public.
Points cles
- Début le 14 janv. avec *Sentimental Value* de Joachim Trier, comédie dramatique familiale nommée à Cannes avec Stellan Skarsgård.
- 21 janv. : *Los domingos* d’Alauda Ruiz de Azúa, lauréat de la Concha d’or à San Sebastián sur l’appel conventuel d’une ado.
- 4 fév. : *Un simple accident* de Jafar Panahi, Palme d’or, parabole iranienne sur l’oppression malgré les emprisonnements du réalisateur.
- Clôture le 18 mars avec *La voz de Hind Rajab*, reconstitution de la mort en 2024 d’une enfant de Gaza par les forces israéliennes.
Le Cineclub fait son retour au Teatre Comunal d’Andorre mercredi prochain, lançant sa saison hivernale avec une programmation alternative bien éloignée des sorties commerciales grand public.
La saison débute le 14 janvier avec le film norvégien *Sentimental Value*, réalisé par Joachim Trier. Cette comédie dramatique, nommée l’an dernier à la Festival de Cannes, explore les relations tendues au sein d’une famille cinéphile, menée par Stellan Skarsgård — collaborateur fréquent de Lars von Trier sur des films comme *Breaking the Waves*, *Dancer in the Dark* et *Dogville*.
La saison se poursuit le 21 janvier avec *Los domingos*, réalisé par la cinéaste espagnole Alauda Ruiz de Azúa (*Cinco lobitos*). Ce film, lauréat de la Concha de Oro au dernier Festival de San Sebastián, suit Blanca, une élève modèle de 17 ans qui choque sa famille en annonçant son intention de rejoindre un couvent cloîtré — une histoire qui fait écho aux courants spirituels récemment mis en lumière par des figures comme Lux et Rosalía.
Le 28 janvier, le premier film du réalisateur catalan Jaume Claret, *Estrany riu*, est projeté comme un road movie familial à vélo. Il met en scène un foyer élégant — un père architecte, une mère actrice et leur fils adolescent — et retrace l’éveil sexuel du garçon au fil de références à *Danube* de Claudio Magris.
Février apporte d’autres temps forts internationaux. Le 4 février, *Un simple accident* de Jafar Panahi — lauréat de la Palme d’or à Cannes — propose une parabole dense sur l’oppression politique et sociale en Iran, qui a valu à son auteur des emprisonnements répétés pour ses opinions. Le film roumain *Kontinental ‘25* de Radu Jude suit le 25 février.
La saison se clôt en mars avec *Flores para Antonio* le 11 mars, réalisé par Isaki Lacuesta et Elena Molina. Ce portrait du musicien Antonio Flores est vu à travers les yeux de sa fille Alba. Il précède *La voz de Hind Rajab* le 18 mars, reconstitution par Kaouther Ben Hania d’un événement réel : la mort en janvier 2024 de la fillette de cinq ans Hind Rajab sous les tirs des forces israéliennes lors de l’invasion de Gaza.
Axé sur le cinéma d’auteur, l’engagement social et des regards divers sur les enjeux contemporains, le Cineclub comble un vide laissé par les écrans dominés cette semaine par des blockbusters destinés à la jeunesse.
Sources originales
Cet article a ete agrege a partir des sources catalanes suivantes :