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Culture·

La Cooperativa del Cadí de Zulueta : un tournant pyrénéen

L’historien Carles Gascon marque le centenaire de la mort de Josep Zulueta, en retraçant son rôle dans la Cooperativa del Cadí de 1915 et celui de la région.

Synthese a partir de :
Diari d'Andorra

Points cles

  • Carles Gascon a publié une recherche pour le centenaire de la mort de Josep Zulueta.
  • En 1915, Zulueta a contribué à fonder la Cooperativa del Cadí à la Seu d’Urgell avec les bergers d’Alt Urgell.
  • Les vignobles de la Seu étaient la principale culture locale avant le phylloxéra ; de nombreux Pyrénéens ont émigré vers les Amériques.
  • Aujourd’hui, la région produit des vins de qualité en altitude ; l’article souligne les ironies entre l’émigration passée et l’immigration actuelle.

Il suffit de prendre un peu de recul pour comprendre le monde qui nous entoure. C’est ce que je me suis dit en écoutant l’historien Carles Gascon, qui vient de présenter sa dernière recherche, publiée à l’occasion du centenaire de la mort de Josep Zulueta. Pour ceux qui l’ignorent, Zulueta était un éminent homme politique et économiste catalan ; dans les Pyrénées, il est surtout connu pour avoir promu la Cooperativa del Cadí à la Seu d’Urgell en 1915, avec les bergers d’Alt Urgell — un véritable tournant pour l’économie montagnarde.

Gascon a esquissé la vie quotidienne ici au début du XXe siècle et, avec un enthousiasme communicatif, nous a transportés dans les vignobles de la Seu d’Urgell — la principale culture de l’époque avant l’arrivée du phylloxéra — et dans le flux constant d’émigrants pyrénéens partant vers les Amériques. En racontant les nombreux voyages de Zulueta, je ne pouvais m’empêcher de penser au paradoxe selon lequel tant de gens s’alarment aujourd’hui de l’arrivée d’immigrants sud-américains, alors que ces nouveaux venus sont les arrière-petits-enfants de ceux qui accueillirent jadis nos propres émigrés dans les Amériques.

Aujourd’hui, ils viennent ici en quête, comme nous autrefois, d’une vie meilleure. Quid pro quo, comme disaient les Anciens. L’Histoire est ironique : d’un côté, elle répète certains chapitres inlassablement, comme si nous ne pouvions rien apprendre ; de l’autre, elle nous rappelle que ce qui manque aujourd’hui peut apparaître demain.

On dit que le vin de la Seu était très médiocre il y a un siècle ; aujourd’hui, nous produisons de bons vins en altitude. Certaines choses changent, d’autres nous renvoient notre propre reflet.

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Sources originales

Cet article a ete agrege a partir des sources catalanes suivantes :