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Culture·

Court métrage sur la sorcellerie pyrénéenne captive les festivals mondiaux

Le film andorran *Per bruixa i metzinera* de Marc Camardons, inspiré des légendes catalanes des trementinaires, fait sa première à Cannes et est projeté dans le monde entier.

Synthese a partir de :
Bon Dia

Points cles

  • Réalisé par Marc Camardons ; scénario de Rita Acebrón ; produit par des étudiants d’Escac.
  • Première à Cannes La Cinef ; projections en Suède, Albanie, Inde, États-Unis, HIIFF en Chine.
  • Inspiré des guérisseuses trementinaires pyrénéennes et du folklore familial d’Oliana.
  • À venir : première en Andorre et projections en Catalogne ce printemps.

Un court métrage explorant les mythes de sorcellerie pyrénéenne, tourné dans le village catalan d’Oliana, a captivé des publics du monde entier, y compris lors d’un festival en Chine.

Réalisé par le cinéaste andorran Marc Camardons, *Per bruixa i metzinera* (Par sorcière et guérisseuse) suit Cebriana, une bûcheronne hantée par un mystérieux brasier nocturne dans la forêt qui disparaît sans laisser de traces. L’histoire s’inspire des légendes locales des trementinaires – herboristes et guérisseuses – et des récits familiaux que Camardons a entendus de ses grand-mères, l’une de Casa Nova d’Ogern et l’autre de cal Tomàs d’Oliana.

Produit par des étudiants de l’école de cinéma Escac avec un scénario coécrit par Rita Acebrón, le film a fait sa première internationale dans la section La Cinef à Cannes, dédiée aux jeunes talents. Il a ensuite été projeté en Suède, en Albanie, en Inde, aux États-Unis, et récemment au Hainan Island International Film Festival (HIIFF) sur l’île de Hainan en Chine.

« Nous nous attendions à ce que les choses se passent bien, mais ce qui arrive dépasse nos espoirs les plus fous », a déclaré Camardons après son retour de Hainan. Les publics locaux s’y sont profondément connectés, partageant des mythologies parallèles malgré les distances culturelles. « On pense que c’est facile de toucher les spectateurs occidentaux avec des racines communes, mais non – ça marche partout », a-t-il ajouté.

Sa première espagnole a eu lieu en sélection officielle à la Seminci de Valladolid, où il figure parmi les 10 meilleurs courts métrages espagnols de l’année. Camardons attribue au film son goût local – tourné à Oliana avec dialogues, accents et paysages catalans – sa capacité à percer la lassitude des récits mondialisés. « Nous en avons assez des histoires homogénéisées ; quelque chose d’unique ressort du lot », a-t-il réfléchi.

Des projections locales sont en préparation : le film fera sa première en Andorre et circulera en Catalogne ce printemps, couronnant une sélection festivalière « enviable ».

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Sources originales

Cet article a ete agrege a partir des sources catalanes suivantes :