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Culture·

Deux œuvres d'art public perdues redécouvertes sous le viaduc d'Andorre

Un expert met au jour une immense mosaïque de Pilar Riberaygua et un serpent en acier Corten de Josep Grau-Garriga sous le viaduc Doctor Vilanova.

Synthese a partir de :
Bon Dia

Points cles

  • Mosaïque murale de 3 m x 10 m par Pilar Riberaygua (1953-2002) trouvée sous le viaduc.
  • Sculpture-serpent en acier Corten par Josep Grau-Garriga (1929-2011) sur un pilier.
  • Découverte grâce à un tuyau reçu par l'expert Ubach après obtention d'une autorisation d'accès.
  • Appel à évaluation, préservation et meilleure visibilité sans relocalisation.

Deux œuvres d'art public jusque-là inconnues ont été redécouvertes sous le viaduc Doctor Vilanova à Andorre, dont une immense mosaïque murale de Pilar Riberaygua et une sculpture-serpent en acier Corten de l'artiste catalan Josep Grau-Garriga.

Les découvertes ont été révélées la semaine dernière grâce aux efforts de Josep Maria Ubach, expert en sculptures andorranes. Sur la base d'un tuyau oral, Ubach a persisté pendant des mois pour obtenir l'autorisation officielle d'accéder au site. Là, sous la structure, il a mis au jour la mosaïque de grande dimension — mesurant trois mètres de large sur dix mètres de long — réalisée par Riberaygua (1953-2002). Cette pièce rejoint son unique œuvre publique connue auparavant en Andorre, la sculpture restaurée *Gol*, qui rend hommage au rassemblement international des 1986 des clubs de supporters du FC Barcelona. *Gol* avait été récupérée en novembre dernier d'un entrepôt de la Sindicatura, restaurée par Mireia García, et installée dans le jardin du stade Joan Samarra.

La seconde découverte est une figure d'inspiration mythologique en acier Corten, fixée sur l'un des piliers de soutènement du viaduc. Ubach l'attribue à Grau-Garriga (1929-2011), probablement créée entre 1982 et 1985 dans le contexte des expositions locales de l'artiste et de ses liens avec l'architecte Josep Puig Torné, concepteur d'un bâtiment administratif proche. Les deux œuvres semblent conçues pour embellir le ventre du viaduc, un espace autrefois visible depuis les étages inférieurs du bâtiment mais désormais masqué par des unités de climatisation.

Les œuvres avaient sombré dans l'oubli collectif, ignorées même lors des rénovations récentes du viaduc qui avaient brièvement exposé les piliers. Ubach a exprimé sa joie d'avoir confirmé leur existence, les qualifiant de trésors destinés à cet emplacement spécifique, quoique inhabituel. Il exhorte le Comú et le gouvernement à évaluer leur état, à assurer leur préservation et, idéalement, à améliorer leur visibilité publique, plutôt que de les déplacer.

Un catalogue exhaustif de près de 200 sculptures publiques dans les rues et places d'Andorre — qui mettra en lumière de telles histoires insolites — est attendu plus tard cette année.

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Sources originales

Cet article a ete agrege a partir des sources catalanes suivantes :