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Culture·

Les éditeurs andorrans attirent l'intérêt latino-américain à la Foire du livre de Guadalajara

La délégation note une forte demande pour les œuvres catalanes, incitant le gouvernement à financer intégralement des traductions annuelles de littérature andorrane pour les marchés mondiaux.

Synthese a partir de :
Diari d'AndorraEl PeriòdicAltaveu

Points cles

  • Fort intérêt du public mexicain pour la littérature catalane andorrane, avec anecdotes de recherches acharnées pour des titres comme le livre d'Iñaki Rubio.
  • Gouvernement financera intégralement les traductions de deux œuvres catalanes andorranes par an ; les éditeurs choisissent marchés et langues.
  • Opportunités identifiées en distribution latino-américaine, accords de droits et traductions en espagnol.
  • Succès de la FIL en phase avec le plan Andorre 2030 ; appel à Andorra Turisme pour promouvoir la littérature à l'étranger.

Une délégation andorrane composée d'éditeurs de Medusa, Anem Editors et Editorial Andorra, ainsi que Joan-Marc Joval, directeur de la Promotion culturelle du gouvernement, a participé à la Foire internationale du livre de Guadalajara (FIL) au Mexique. Le groupe a rapporté un vif intérêt des publics latino-américains pour les œuvres en catalan d'Andorre, renforçant les plans de financement intégral par le gouvernement des traductions.

Jan Arimany, éditeur chez Trotalibros, a souligné un lien évident entre les lecteurs mexicains et la littérature andorrane. Il a relaté une anecdote lors d'une visite au stand d'un éditeur mexicain également nommé Medusa, où une femme cherchait frénétiquement *Muertos, ¿quién os ha muerto?* d'Iñaki Rubio, affirmant qu'elle traquait ce titre andorran depuis des années. Arimany a identifié des opportunités dans la distribution en Amérique latine, les accords de droits et les traductions en espagnol. Le statut de Barcelone comme ville invitée a amplifié ces liens, s'appuyant sur des connexions historiques comme les auteurs catalans exilés sous Franco.

Joval a annoncé que le gouvernement financera intégralement la traduction de deux œuvres andorranes en catalan par an, répondant aux demandes des éditeurs pour un soutien viable. Les éditeurs choisiront les marchés, langues, distribution, design et impression, bien que des contraintes budgétaires puissent limiter la première vague à un ou deux titres. « Du côté du gouvernement, nous devons impulser les traductions de la littérature créée à Andorre en catalan. Les éditeurs sont les mieux placés pour identifier les marchés et les langues », a déclaré Joval.

Aucune réunion d'évaluation formelle n'a encore eu lieu entre le ministère de la Culture et les éditeurs, mais elle est prévue mi-janvier pour évaluer la FIL et orienter les ressources. Cela s'inscrit dans l'accent mis par le Plan stratégique culturel Andorre 2030 sur l'aide à la traduction pour une portée mondiale.

Arimany a plaidé pour un soutien plus large afin de renforcer le secteur, créant un « cercle vertueux » de plus de titres, de lectorats élargis et de promotion accrue. Il a pressé Andorra Turisme de promouvoir la littérature à l'étranger, à l'image de la présence d'ambassades à la foire du livre de Madrid ou du consulat japonais à l'événement manga de Barcelone, pour booster l'image nationale. Si le sport offre des victoires rapides, a-t-il noté, la culture exige un effort persistant. Le succès de la FIL, a-t-il ajouté, offre une chance pour de telles synergies si les responsables du tourisme les saisissent.

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