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Culture·

Les fouilles de La Sella s’achèvent après l’effondrement d’un mur qui détruit un silo ; l’équipe blâme le retard du ministère

Une troisième campagne à La Sella a révélé une borda agricole plutôt que l’église disparue de Sant Martí du XVIe siècle.

Synthese a partir de :
Bon Dia

Points cles

  • Une troisième campagne à La Sella a révélé une borda agricole plutôt que l’église disparue de Sant Martí du XVIe siècle.

Les fouilles dans le jardin du prêtre à La Sella se sont terminées dans la controverse après que l’équipe archéologique Regirarocs a signalé l’effondrement d’un mur, qu’elle attribue à un retard du ministère pour protéger le site. Les fouilles visaient à localiser les vestiges de l’église de Sant Martí, documentée au XVIe siècle mais ensuite perdue des registres.

Les campagnes précédentes avaient déjà montré que les structures mises au jour sous le jardin n’étaient pas celles de Sant Martí. Néanmoins, une troisième fouille, plus étendue, a été menée en octobre pour déterminer la nature, la fonction et la datation des vestiges. L’équipe a découvert ce qui semble être un bâtiment agricole — une sorte de borda ou d’aire à battre, avec un niveau au sol pour le bétail et un niveau supérieur pour le stockage, non pour l’habitation.

En plus d’achever l’auge périphérique qui a clarifié la fonction du bâtiment (précédemment interprétée comme un banc continu associé à une chapelle supposée), l’équipe a mis au jour deux silos vraisemblablement plus anciens. Lors de la fouille de ces structures, un mur est resté sans soutien. Regirarocs affirme avoir averti que le site avait besoin d’une protection pour l’hiver, mais les mesures de protection n’ont été prises que cette semaine. D’ici là, un mur s’était effondré sur un silo, détruisant cette structure et les informations qu’elle aurait pu fournir, selon l’archéologue Gerard Remolins.

L’intervention s’est conclue mercredi : le site a été couvert d’un géotextile et le silo restant a été rebouché avec des sacs de sable. Remolins dit que le mal était fait et blâme le manque de réaction rapide du ministère. Il a averti d’une hiérarchie perçue dans la conservation du patrimoine qui privilégie les églises romanes bien étudiées au détriment de l’architecture vernaculaire — les bâtiments locaux moins étudiés — qui reçoit moins d’attention et de protection.

Certains vestiges qui suggéraient initialement une église se sont révélés trompeurs. Une pierre circulaire interprétée comme une cuve baptismale inachevée, une dalle avec un trou central supposé pour une corde de cloche, et l’utilisation d’une pierre locale tendre plus typique des usages décoratifs que structurels se sont tous avérés être des fausses pistes. Remolins note que la pierre tendre aurait pu être réemployée d’une chapelle voisine, plutôt que d’indiquer la présence de l’église exactement à cet endroit.

Il pointe aussi une confusion antérieure dans le briefing du projet : l’équipe avait été informée que des restes humains documentés dans les années 1970 étaient désormais disparus, ce qui ouvrait la possibilité de trouver un cimetière d’église. Cette information semble avoir été confondue avec le jardin du prêtre situé près de Sant Joan de Caselles, et non le site de La Sella. Remolins suggère que les futures investigations devraient se baser sur des preuves plus solides que la toponymie seule.

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Sources originales

Cet article a ete agrege a partir des sources catalanes suivantes :