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Culture·

Les frères andorrans Furgas conquièrent l'Amérique latine via les réseaux sociaux

Ismael et Santi González, d'Encamp, sortent leur premier EP *Corazón*, mêlant pop-rock et récits de rue édifiants, et gagnent des fans au Mexique et en Argentine.

Synthese a partir de :
Altaveu

Points cles

  • Premier EP *Corazón* structure 4 titres autour de l'anatomie cardiaque, mêlant thèmes crus et positivité d'auto-assistance.
  • Réseaux sociaux boostent les streams du Mexique et d'Argentine ; contacts médias d'Amérique latine en hausse rapide.
  • Évolution de groupes d'ados ; fusion auteur-compositeur et rock, production pro.
  • Deuxième EP plus rock avec titre en catalan ; demande de subventions pour espaces de répètes manquants en Andorre.

Les frères Ismael et Santi González, d'Encamp, ont propulsé leur projet musical Furgas à des sommets inattendus, se forgeant un solide public au Mexique et en Argentine grâce uniquement aux réseaux sociaux.

Le duo, dont le nom puise ses racines familiales chez leurs grands-parents et arrière-grands-parents, a récemment publié son premier EP *Corazón*. Cette sortie en quatre titres — « Pozo », « Aurora », « Eres » et « Vicios » — explore la vie de rue brute et des histoires personnelles avec une tournure positive, malgré leurs thèmes crus. Structuré autour de l'anatomie du cœur (deux oreillettes et deux ventricules), les chansons visent à offrir des récits accessibles vus à travers un prisme positif et d'auto-assistance.

Furgas est issu des groupes formés par les frères adolescents, comme Kuajada à 18 ans puis Canalla. Après une pause, ils ont dépoussiéré d'anciennes compositions il y a deux ans avec l'aide d'un ami producteur. « Pourquoi ne pas avancer avec ces chansons restées dans un tiroir ? », se rappellent-ils avoir décidé. Leur son fusionne les tendances auteur-compositeur d'Ismaël avec l'énergie rock de Santi, créant un hybride pop-rock peaufiné en studios pros avec des sonorités de guitare spécifiques.

Les réseaux sociaux génèrent la plupart des écoutes d'Amérique latine, une portée surréaliste pour deux jeunes d'une petite paroisse andorrane. « C'est bizarre que des gars d'Encamp atterrissent au Mexique grâce aux réseaux », disent-ils, ravis de se connecter à 15 000 km de chez eux. L'intérêt monte vite : des médias du Mexique, d'Argentine, d'Uruguay et du Pérou les contactent pour des interviews.

Ils finalisent un deuxième EP pour l'an prochain, plus « rockero » — rationnel, énergique et cérébral —, incluant un titre en catalan pour honorer leurs racines. « On est d'ici ; on ne peut pas les ignorer », notent-ils, rejetant toute idée que la langue soit un frein.

Bien ancrés avec des jobs diurnes, les frères visent des pas mesurés : concerts locaux une fois le nouvel EP sorti, construction d'un set complet pour des shows originaux. La scène andorrane propose des festivals comme Rockòdrom et Jambo pour l'exposition mais manque d'espaces de répétition et de salles — les pièces privées coûtent 300 euros par mois, excluant les débutants. Ils appellent à des subventions publiques pour créer des infrastructures.

À long terme, Furgas est un marathon, pas un sprint. Vivre de la musique serait un rêve, mais le succès passe d'abord par se faire plaisir.

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Sources originales

Cet article a ete agrege a partir des sources catalanes suivantes :