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Culture·

Jordi Basté partage ses réflexions sur sa carrière et les préoccupations sur la langue catalane lors d'une conférence à Andorre

Le présentateur vedette de RAC1, Jordi Basté, a évoqué ses incertitudes sur sa carrière radiophonique, sa routine quotidienne et le déclin du catalan à Barcelone lors d'un échange franc.

Synthese a partir de :
Altaveu

Points cles

  • Passé du journalisme sportif à présentateur phare de RAC1 grâce au travail acharné et à l'intuition.
  • Incertitude sur son départ de RAC1 ; pèse le pour et le contre tout en aimant son travail.
  • Regrette le déclin du catalan à Barcelone mais loue sa vitalité à Andorre.
  • Se lève à 4 h 24 par TOC ; achète de la mélatonine à Andorre pour ses troubles du sommeil.

Jordi Basté, le présentateur phare de *El Món* sur RAC1, a partagé des réflexions personnelles sur sa carrière, la langue catalane et ses visites à Andorre lors d'un échange franc au Centre de Congressos d'Andorra la Vella, samedi après-midi.

Environ 50 personnes ont assisté à l'événement dans la salle consòrcia, modéré par le journaliste andorran Gabriel Fernández. Des responsables locaux, dont les consuls d'Andorra la Vella, Sergi González et Olalla Losada, ainsi que plusieurs conseillers communaux, figuraient parmi le public. Basté est arrivé de bonne humeur, plaisantant sur le trajet depuis la Cerdagne — « les Catalans se plaignent de Rodalies, mais cette route a ses défis » — et louant la nourriture, les amis et les achats à Andorre, malgré les dénégations locales.

Il a retracé son ascension du journalisme sportif aux émissions radio à forte audience, en créditant le travail acharné, l'intuition et la vocation. Il a décrit un moment décisif comme « un coup de pouce dans une piscine », sur les conseils du journaliste et écrivain Xavier Bosch. Aux jeunes journalistes en herbe, il a conseillé : si vous aimez ça, continuez.

Sur son avenir à RAC1, Basté a été franc sur ses incertitudes. « J'aimerais dire que je pars, mais je n'en suis pas sûr », a-t-il déclaré, décrivant son processus de décision avec une liste personnelle de pour et contre, semblable à une analyse SWOT. Ce qui pèse le plus dans la balance décidera. Pour l'instant, il prévoit de continuer, citant son excellente équipe et le plaisir qu'il prend encore dans son travail.

Basté a révélé sa routine quotidienne, se réveillant à 4 h 24 — « toujours des nombres pairs, c'est mon TOC » — et veillant tard pour regarder des matchs de football de Barcelone, Real Madrid, Espanyol et Girona. Pour contrer ses problèmes de sommeil, il fait des provisions de mélatonine à Andorre « pour deux ans », en recommandant même au romancier Quim Monzó, qui l'utilise tous les soirs depuis plus de dix ans.

Sur le journalisme, il a défendu le rôle des médias traditionnels face aux pressions des réseaux sociaux, notant que l'information expire désormais en 24 heures. Sur la langue catalane, il a qualifié sa situation en Catalogne de « déprimée, surtout à Barcelone — en net déclin ». À l'opposé, il a salué Andorre : « C'est incroyable ici. Presque tout le monde la parle ou la comprend, ce qui surprend ceux d'en bas. »

Dans le cadre du projet NAIMAN Entrevista, cette session de 90 minutes s'est conclue par des questions du public, favorisant un dialogue ouvert sur la profession, le pays, la langue et la vie. Basté a laissé clair que tant qu'il y prend du plaisir, sa voix restera dans les ondes catalanes.

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Sources originales

Cet article a ete agrege a partir des sources catalanes suivantes :