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Culture·

La Poste française émet un timbre en hommage à la pionnière andorrane de la couture Cecilia Riera

Timbre commémoratif de 1,52 € marque le 50e anniversaire de la mort de Cecilia Riera Tarradellas, célébrant son atelier de 1945 qui habilla l’Andorre pendant des décennies.

Synthese a partir de :
Bon DiaAltaveuDiari d'Andorra

Points cles

  • Cecilia Riera a ouvert en 1945 le premier atelier de couture professionnel d’Andorre au grenier d’Avinguda Meritxell, produisant des milliers de robes sur mesure.
  • Le timbre montre une photo de 1959 de Riera et collaboratrices qui ont ensuite ouvert sept autres ateliers.
  • Née en 1919 en Espagne, mariée à un réfugié catalan ; active dans les années 1950-1970 quand le prêt-à-porter n’existait pas.
  • Valable seulement pour le courrier vers la France ; partie d’une série La Poste sur des Andorrans notables ; la famille salue l’hommage aux artisans.

La Poste française a émis un timbre commémoratif de 1,52 € en hommage à Cecilia Riera Tarradellas, pionnière andorrane de la couture qui a ouvert le premier atelier professionnel du pays en 1945. Le timbre est entré en circulation lundi, marquant le 50e anniversaire de sa mort le 8 janvier 1976.

Née à Manlleu en 1919, Riera s’est formée dans des académies de mode et a apporté l’expertise familiale – ses proches incluaient des cousins du tailleur barcelonais Antoni Llongueras, père d’un styliste renommé. Elle a épousé Josep Zorzano, un réfugié catalan installé en Andorre vers 1942 après un internement dans des camps français dont Argelers, Vernet et Saint-Cyprien à la suite de la guerre civile espagnole. Le couple a établi l’atelier au grenier du 47 Avinguda Meritxell peu après leur mariage.

Active principalement dans les années 1950, 1960 et 1970, l’atelier de Riera a produit des milliers de robes sur mesure pour les femmes assistant à des baptêmes, mariages et autres événements sociaux, à une époque où les vêtements prêts-à-porter n’étaient pas disponibles localement. Les clientes se procuraient souvent le tissu dans des villes voisines comme Olímpia ou Broto, Riera cousant parfois toute la nuit pour respecter les délais.

Le timbre présente une illustration portrait par Berta Daina Troguet et fait référence à une photo d’archives familiales de 1959 prise le jour de Santa Llúcia, fête patronale des couturières. Il montre Riera – deuxième en partant de la droite en bas – avec ses principales collaboratrices, listées de gauche à droite et de haut en bas : Neus Farré, Mercè Bardají, Sra. Zorzano, Marta Moles, Maria Marquilló, Pepita Ribera, Elisa Gaspà et Tresa Armengol (également connue sous le nom de Teresina Armengol). Ces femmes ont ensuite lancé leurs propres sept ateliers, répondant aux besoins de mode sur mesure jusqu’à l’arrivée du prêt-à-porter.

Imprimé en offset, chaque timbre pèse jusqu’à 20 grammes et mesure 30 par 40,85 millimètres. Vendu uniquement en Andorre en carnets de 15 (185 par 143 millimètres au total), il n’est valable que pour le courrier vers la France. Cette émission fait partie d’une collection La Poste sur des figures andorranes notables.

Le fils de Riera, Toni Zorzano, a qualifié cet hommage de reconnaissance pour les travailleurs artisanaux de tous secteurs qui ont propulsé le progrès andorran par leur compétence et leur humilité. Sa famille a ajouté qu’il honore tous ceux du commerce et de l’artisanat de la seconde moitié du XXe siècle qui ont bâti la prospérité et la modernité actuelles du pays. La Poste a rappelé comment son atelier a formé des couturières qui ont longtemps relevé le défi de l’élégance pour les Andorranes, qualifiant cela d’un chapitre modeste mais attachant de l’histoire nationale.

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