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Culture·

Alfred Llahí publie les mémoires de sa mère sur la vie à Les Escaldes dans les années 1940-1960

Alfred Llahí a publié *La meva Andorra.

Synthese a partir de :
Diari d'AndorraAltaveu

Points cles

  • Alfred Llahí publie les mémoires autoédités de sa mère Maria Teresa Segalàs sur son enfance 1940-1960 à Les Escaldes, avec 90 photos.
  • Livre sur routes de terre, fêtes, réfugiés, Tour de France, Radio Andorra et étés locaux du prince Juan Carlos.
  • Hommage aux gens ordinaires bâtisseurs de l’Andorre moderne ; préface de Xavier Espot.
  • Lancement le 13 avril à la bibliothèque municipale avec figures culturelles et politiques.

Alfred Llahí a publié *La meva Andorra. Memòries d’una nena d’Escaldes*, un volume autoédité de 256 pages comportant 90 photographies qui s’appuie sur les souvenirs d’enfance de sa mère Maria Teresa Segalàs pour évoquer la vie à Les Escaldes des années 1940 aux années 1960 initiales.

La préface est signée par le chef du gouvernement andorran Xavier Espot. Le livre dépeint une paroisse soudée, marquée par des routes de terre, des jeux sur la place, des écoles, de grandes fêtes et célébrations religieuses telles que la Fête-Dieu, la Semaine sainte, le Carnaval, Noël et l’Épiphanie. Segalàs, née en 1943, y raconte sa scolarité, son premier emploi, le passage du Tour de France, le lancement de Radio Andorra, et des moments culturels comme le groupe de danse Esbart Santa Anna, les premières visites du FC Barcelona, les photos de Josep Alsina, les œuvres du sculpteur Josep Viladomat, la fête de Meritxell et la crèche vivante d’Engordany. Il évoque aussi le rôle d’Andorre après-guerre comme refuge pour réfugiés et artistes au milieu de la guerre civile espagnole et de la Seconde Guerre mondiale, en mentionnant des figures comme Andreu Claret, dit « l’home de les neus », et une visite de Carmen Polo, épouse de Francisco Franco.

Llahí, dont la mère avait autrefois traîné le youtubeur TheGrefg en justice, a tenu une présentation médiatique discrète en solo à l’Espai Caldes jeudi. La vitalité persistante de sa mère l’a empêchée d’être présente. Le lancement officiel est prévu lundi 13 avril à 19h30 à la bibliothèque municipale des Escaldes-Engordany, en présence de la Cònsol Major Rosa Gili et d’autres figures culturelles et politiques.

Llahí présente l’ouvrage comme un hommage collectif à une génération qui a façonné l’Andorre moderne par sa vie quotidienne plutôt que par de grands événements. « L’histoire d’un pays ne se raconte pas seulement par les grands événements, mais par les petites histoires, les expériences quotidiennes et les gens réels », a-t-il déclaré lors de l’événement. « Ce livre est aussi un acte de gratitude envers la génération qui a bâti le pays que nous connaissons aujourd’hui. » Il décrit une ère de profonde communauté et solidarité, contrastant sa qualité « luminosité » avec les défis actuels, et insiste sur la nécessité de préserver ces souvenirs fragiles pour éviter leur perte.

Un chapitre susceptible d’attirer l’attention porte sur le prince Juan Carlos de Borbó – aujourd’hui roi émérite d’Espagne – passant des étés à l’Hostal Valira avec des filles locales dont Caterina Guerrero, Marta Ribas et Josette Pi, partageant notamment une épidémie de coqueluche. Llahí, via les récits de sa mère, relaie avec légèreté des rumeurs locales remettant en cause le lieu de naissance officiel du prince à Rome ou Estoril, en pointant une photo style carte postale de sa mère Maria de las Mercedes tenant un nouveau-né à l’entrée arquée de l’hôtel. Les légendes locales lient parfois de telles histoires à des figures comme Dolors Albós ou Avelina Besolí. Llahí note que même Espot, originaire de Les Escaldes, ignorait ces anecdotes.

Organisé en 26 chapitres, le livre transforme des anecdotes familiales en patrimoine partagé. Llahí évoque la possibilité de futurs volumes sur l’engagement ultérieur de sa mère pour le logement.

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