Ordino expose le masque d’ours contesté après accord sur la propriété avec l’héritier
Le conseil municipal a mis en vitrine le masque controversé de la Festa de l’Ossa dans une boîte en plexiglas après avoir signé un accord reconnaissant Marc Benazet comme propriétaire.
Points cles
- Le conseil municipal a mis en vitrine le masque controversé de la Festa de l’Ossa dans une boîte en plexiglas après avoir signé un accord reconnaissant Marc Benazet comme propriétaire.
Le nouveau conseil municipal d’Ordino expose le masque d’ours contesté dans une vitrine en plexiglas juste à l’intérieur du bâtiment municipal. Ce masque, élément central de la Festa de l’Ossa — un festival reconnu par l’UNESCO —, est présenté dans l’exposition sans aucune mention de cette distinction sur la plaque explicative.
Le conseil a récemment signé un accord avec Marc Benazet, ancien conseiller communal et héritier de la famille de Glòria Benazet, qui le reconnaît comme propriétaire du vieux masque. Benazet a également enregistré une marque déposée reprenant l’image du masque. La plaque fixée à la vitrine décrit l’objet comme « la tête du dernier ours d’Ordino » et indique qu’il a été « temporairement cédé à l’honorable comú d’Ordino par Mme Glòria Benazet Gacia, en hommage à la mémoire du pays et en reconnaissance de sa valeur historique et patrimoniale ». Cette référence a surpris car Glòria Benazet est décédée.
Les responsables municipaux n’ont pas détaillé publiquement l’accord, qui semble avoir deux effets principaux : il établit la propriété de Benazet sur le masque et lui fournit un instrument formel pour étayer ses revendications, en complément de son enregistrement de marque. L’accord ne résout toutefois pas les litiges avec l’association culturelle locale qui promeut le festival.
Les tentatives des deux consuls, Maria del Mar Coma et Eduard Betriu, pour conclure un accord entre Benazet et l’Associació de Cultura Popular d’Ordino (ACPO) ont échoué. L’arrangement proposé aurait permis à l’association d’utiliser librement le masque et son image en échange de la reconnaissance des droits de propriété de Benazet ; l’association a finalement refusé l’offre.
Les réclamations croisées entre Benazet et l’ACPO restent en suspens, de même que les questions connexes. Benazet n’a pas renoncé à la marque déposée ni contacté l’office d’enregistrement pour l’annuler, et le chercheur Albert Roig — auteur d’un livre d’étude sur le festival dont la couverture reproduit l’image du masque — n’a pas retiré sa publication.
Sources originales
Cet article a ete agrege a partir des sources catalanes suivantes :