Passos Previs : dix ans de préparatifs du Vendredi saint par Tony Lara dévoilés
Le photographe andorran Tony Lara expose 134 images de 10 ans documentant les coulisses du Vendredi saint historique de La Seu d'Urgell.
Points cles
- Tony Lara a photographié 4 000 images sur 10 ans, sélectionnant 134 pour l'exposition et le livre.
- Focus sur les coulisses des préparatifs de la procession « professó » du XVIIe siècle à La Seu d'Urgell.
- Grands tirages révèlent des moments humains, salués pour désacraliser le rite solennel.
- Visible tout mars au Centre Cívic, préservant des réalités éphémères.
L'exposition *Passos Previs* du photographe andorran Tony Lara a ouvert ce mois-ci au Centre Cívic de La Seu d'Urgell, présentant des images des coulisses des préparatifs de la procession du Vendredi saint de la ville.
Lara, qui vit désormais dans la capitale de l'Alt Urgell, a passé dix ans à documenter l'événement, capturant 4 000 photographies au fil des ans. Parmi celles-ci, il en a sélectionné 134 pour l'exposition et un livre accompagnant. Le projet a commencé par hasard mais s'est transformé en une œuvre majeure, mettant en lumière le travail méticuleux consistant à extraire des moments intimes et humains d'un événement annuel unique.
Lors de la présentation, l'animateur Carles Gascón a relevé une particularité linguistique locale : à La Seu d'Urgell, la procession du Vendredi saint — connue régionalement comme la « processó » — est appelée dialectalement la « professó ». Cette tradition, l'une des plus anciennes manifestations religieuses de Catalogne, remonte au début du XVIIe siècle et attire de grandes foules, rivalisées seulement par le correfoc du Grand Festival de la ville.
Les grands tirages de Lara révèlent des scènes de préparation qui humanisent le rite solennel, dépouillant la procession publique de sa formalité. La figure locale Isidre Domenjó a salué le travail pour sa désacralisation de l'événement, permettant aux spectateurs de saisir des moments d'humanité non gardés au milieu du protocole.
L'exposition rappelle l'importance d'observer plus attentivement son entourage, surtout alors que la photographie quotidienne prolifère avec des outils d'édition avancés. Faisant écho à l'idée de l'écrivain Julio Llamazares selon laquelle écrire combat l'oubli, Lara l'a adaptée à la photographie, positionnant ses images comme une préservation active de réalités éphémères.
*Passos Previs* est visible tout au long du mois de mars au Centre Cívic, invitant les visiteurs à s'engager avec ces histoires négligées dans un format de plus en plus rare à l'ère numérique.
Sources originales
Cet article a ete agrege a partir des sources catalanes suivantes :