Pepa Plana : Le clown, c’est s’interpréter soi-même avec cœur et honnêteté
La célèbre clown Pepa Plana partage l’essence du clown, présente son spectacle solo inspiré de Winnie de Beckett et aborde la question du genre.
Points cles
- Essence du clown : « S’interpréter soi-même » avec cœur, honnêteté et tendresse pour faire rire.
- Prochains : Stage intensif à La Llacuna ; spectacle solo *A cada pas* le 4 mars au Teatre Comunal d’Andorre, inspiré de Winnie de Beckett.
- Débuts : Résidence au Théâtre du Soleil ; enseigne désormais, y compris en Andorre.
- Défis : Barrières de genre persistent ; critique l’humour masculin objectivant les femmes.
Pepa Plana, célèbre clown, décrit l’essence du clown comme « s’interpréter soi-même », en insistant sur la nécessité de faire rire le public avec le cœur, l’honnêteté et la tendresse.
Dans une interview, Plana a détaillé ses prochains engagements, dont un stage intensif de clown à La Llacuna de dimanche à mardi. Elle présentera aussi son spectacle solo *A cada pas* le 4 mars à 20h30 au Teatre Comunal d’Andorre.
Ce spectacle s’inspire de Winnie, le personnage enterré jusqu’à la taille dans *Happy Days* de Samuel Beckett. Plana imagine un scénario où un vent emporte Winnie vers un paysage inconnu entouré d’obstacles. « Se perdre est parfois la meilleure façon de se trouver », dit-elle. Sans dialogue, le spectacle exige un travail précis et conceptuel. Pendant les représentations, Plana se rappelle : « Tu es une marionnette – si tu bouges trop, les fils s’emmêleront. » Cette fragilité et l’attention aux petits détails soulignent la vulnérabilité du clown.
Plana a découvert le nez de clown lors d’une résidence internationale au Théâtre du Soleil avec Ariane Mnouchkine, pendant ses études. Ce fut une révélation, bien qu’elle ait attendu dix ans pour embrasser pleinement le clown. Récemment, la compagnie l’a invitée à enseigner, bouclant un cercle vertueux. Elle apprécie désormais transmettre, y compris en Andorre, des techniques « qui marchent ».
Les défis persistent, notamment les barrières de genre. Malgré la reconnaissance, Plana estime que les hommes ont un chemin plus facile en raison du « plafond de verre ». Elle critique l’humour traditionnel, écrit par des hommes, qui réduit souvent les femmes à des objets. Quand les femmes écrivent les textes, l’accent passe sur le sujet, favorisant un rire basé sur l’ingéniosité plutôt que sur l’objectification.
Pour les futurs clowns, Plana insiste sur le désir, le travail acharné et la répétition. Les qualités essentielles incluent faire rire « avec le cœur » – naïveté, tendresse et honnêteté brutale. « Comment rester fâché contre un enfant terriblement honnête et optimiste ? », note-t-elle. Un clown peut déranger, mais le public pardonne grâce à cette authenticité fondamentale.
Sources originales
Cet article a ete agrege a partir des sources catalanes suivantes :