Les procureurs enquêtent sur la négligence du château de Peramola en Espagne face aux risques d'effondrement
Les autorités de Lleida examinent l'inaction du conseil municipal de Peramola pour préserver ce site du patrimoine national en dégradation, après des plaintes de résidents et un.
Points cles
- Le château de Peramola, déclaré BCIN en 1949, s'est dégradé avec des effondrements récents mettant en danger les résidents.
- Le conseiller Toni Mas Buchaca a témoigné sur l'inaction du conseil depuis les dommages au toit en 2016 et l'échec du plan de réhabilitation de 2011.
- Proposition de 2011 pour transformer le château en centre civique, musée d'histoire et bibliothèque mobile après des travaux d'urgence de 15 000 €.
- Le département de la Culture catalan a rejeté la radiation, confirmant la valeur du XIe siècle et les exigences de protection.
Le parquet provincial de Lleida enquête sur l'état du château de Peramola, bien culturel d'intérêt national (BCIN) qui s'est fortement dégradé ces dernières décennies. Des effondrements dans certaines structures ont causé des dommages, entraînant des plaintes répétées de résidents de maisons voisines qui disent faire face à de graves risques.
Cette semaine, Toni Mas Buchaca, conseiller municipal de Compromís à Peramola, a témoigné devant les procureurs. Figure d'opposition très critique sur cette question, il a décrit l'objet de l'enquête : les actions entreprises pour préserver le site et prévenir les dommages depuis 2016, date à laquelle de forts vents ont arraché une partie de la toiture.
Mas a rappelé qu'en 2011, sous la mairie de Joan Pallarés Oliva, le conseil municipal de Peramola avait proposé de réhabiliter le château – déclaré BCIN en 1949 – et de le réaffecter à des usages sociaux. Le projet prévoyait d'aménager l'étage supérieur en centre civique pour conférences et événements communautaires, tandis que le niveau inférieur abriterait un musée vivant d'histoire locale et une bibliothèque mobile à visée éducative. Le bâtiment était déjà en mauvais état à l'époque, ce qui avait justifié des travaux d'urgence de consolidation coûtant environ 15 000 € pour atténuer les dangers.
Malgré ces projets, Mas a indiqué qu'aucune mesure supplémentaire n'avait suivi, comme en attestent les registres du conseil. Il a récemment proposé une intervention d'urgence, mais la motion a été rejetée – une décision qu'il juge incompréhensible. Les litiges sur la propriété du site historique, a-t-il ajouté, ne constituent pas une excuse face aux risques d'effondrement.
Mas a fourni aux procureurs des documents étayant son récit. Il a également noté que le département de la Culture du gouvernement catalan avait rejeté la demande de Peramola de radier le château de la liste des BCIN, confirmant sa valeur historique – notamment la structure médiévale du XIe siècle – et la nécessité de délimiter précisément la zone protégée. Tout aménagement urbain ou travaux de restauration futurs exigent des garanties patrimoniales de haut niveau.
Sources originales
Cet article a ete agrege a partir des sources catalanes suivantes :