Les Polaroïds vintage de Rafa Contreras sur les églises romanes d’Andorre
Contreras a photographié dix monuments romans avec un Polaroïd original des années 1980, en manipulant intentionnellement les tirages et en les exposant au soleil pour obtenir des images uniques.
Points cles
- Contreras a photographié dix monuments romans avec un Polaroïd original des années 1980, en manipulant intentionnellement les tirages et en les exposant au soleil pour obtenir des images uniques.
Rafa Contreras a photographié dix églises romanes avec un Polaroïd vintage et transgresse délibérément les règles habituelles : il secoue les tirages et les expose au soleil pour leur donner une patine. L’œuvre, intitulée *Andorra romànica en 40 mirades*, est exposée à l’Espai Columba jusqu’au 17 janvier.
Chaque monument est représenté par quatre Polaroïds, pris avec un modèle original fabriqué en Grande-Bretagne dans les années 1980, et non une réplique moderne. Comme le Polaroïd produit un positif unique sans négatif, chaque tirage est inimitable. Contreras explique qu’il manipule volontairement le procédé pour voir ce qui se passe, et que l’exposition au soleil et la manipulation confèrent aux images une chaleur sépia légèrement voilée, impossible à reproduire par un traitement numérique.
Il a découvert la photographie Polaroïd lors d’un atelier animé par Naiara Escabias et l’a d’abord utilisée pour un nu présenté à l’édition 2023 de Circul’art. Issu d’une pratique de sculpteur connu pour ses œuvres abstraites — il avait auparavant installé un totem au Parc Central —, Contreras s’oriente désormais vers la figuration ; il insiste sur le fait que la composition relève de l’angle et de la distance.
Les imperfections visibles font partie intégrante de l’approche : des bandes verticales occasionnelles et d’autres anomalies proviennent de la mécanique rudimentaire de l’appareil, et Contreras les assume comme inhérentes au médium. Il compare le procédé Polaroïd à la cuisson d’argile au four — imprévisible et formatrice — et estime que les images gagneront en caractère avec le temps.
La série inclut des vues de sites romans locaux bien connus tels que Sant Joan de Caselles, Sant Miquel de Prats, Sant Serni de Nagol et Sant Climent d’Anyós, ainsi que des œuvres réalisées à Sant Romà de les Bons, Sant Esteve d’Andorra la Vella et Santa Coloma. L’exposition mêle délibérément technique photographique et dégradation matérielle pour évoquer la présence historique de ces monuments.
Sources originales
Cet article a ete agrege a partir des sources catalanes suivantes :