Le scénariste de La Furgo, Ramon Pardina, met en lumière la crise du logement lors d’une présentation de film
Au Cineclub de la Seu, Pardina a discuté de l’adaptation au cinéma de sa bande dessinée sur un homme contraint de vivre dans un van au milieu de l’escalade de la crise du logement en Espagne.
Points cles
- Pardina et l’artiste Tognola se sont inspirés de vrais habitants de vans, passant du bateau au van pour plus de réalisme.
- Le protagoniste, père sans permis, affronte des luttes quotidiennes comme se doucher et la dépression.
- Film conçu en 2018 au cœur de l’activisme logement ; le problème persiste, qualifié de « monstre à plusieurs têtes ».
- Le réalisateur Eloy Calvo a adapté le roman graphique de près pour les débuts du scénariste.
Ramon Pardina, scénariste du film *La furgo* et co-auteur de la bande dessinée dont il est issu, s’est produit jeudi au Cineclub de la Seu pour présenter l’œuvre. Réalisé par Eloy Calvo, le récit suit un homme forcé de vivre dans un van après avoir perdu son logement, soulignant la crise du logement qui s’aggrave.
Pardina, connu pour son passage dans l’émission satirique *Polònia* et sa biographie romancée *L’home de la porteria* sur l’ancien président du FC Barcelona Josep Lluís Núñez, a développé le concept avec l’artiste Martín Tognola. L’idée est née d’une connaissance commune vivant sur un bateau, mais ils ont opté pour un van pour plus de réalisme et de « prolétarisme ». Contrairement à un mode de vie bohème, le récit dépeint la vie en van comme une réponse désespérée à la peur de l’expulsion, et non comme un choix romantique. « Vivre sur roues évoque un rêve de liberté », a noté Pardina, « mais ici, c’est plutôt un dernier recours quand il n’y a plus d’autres options. »
Le protagoniste, un père sans permis de conduire – des traits que Pardina partage – lutte avec les réalités quotidiennes comme se doucher, inspirées d’entretiens avec un vrai habitant de van, footballeur au Sant Andreu. L’histoire s’élargit à des thèmes plus larges comme l’errance et la dépression, le personnage sortant de son isolement en cherchant l’aide de son frère. Le public s’est particulièrement identifié à cette trajectoire, a dit Pardina, reflétant les luttes contemporaines.
Conçu en 2018 au milieu d’un activisme croissant porté par des figures comme Ada Colau et la Plataforma d'Afectats per la Hipoteca, le projet semble aujourd’hui prémonitoire. « On pensait que le problème du logement serait résolu d’ici la publication », a ironisé Pardina. « Naïf ! C’est un monstre à plusieurs têtes, un alien qu’on ne parvient jamais tout à fait à tuer. »
Calvo s’est rapproché peu après la sortie de la bande dessinée, partageant une vision et un ton identiques. Pour ses débuts en scénariste, Pardina a dû prendre du recul émotionnel pour adapter l’univers imaginaire au cinéma, mais le résultat reste fidèle à l’original.
Sources originales
Cet article a ete agrege a partir des sources catalanes suivantes :