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Economie·

Les portails immobiliers andorrans voient leurs annonces chuter de 5 000 à 1 800 en pleine pénurie de logements

La pénurie aiguë de logements en Andorre réduit drastiquement les annonces sur pisos.ad et Buscocasa. La demande dépasse l’offre, les biens se vendant à l’état de plan ou rapidement.

Points cles

  • Annonces pisos.ad passées de près de 5 000 il y a 5 ans à 1 800 aujourd’hui
  • Buscocasa recense 834 biens disponibles cette semaine, baisse sectorielle
  • Ventes à l’état de plan et fortes demandes expliquent les ventes rapides
  • Locations quasi inexistantes, aggravées par locations touristiques et croissance

Le nombre de biens immobiliers listés sur les portails immobiliers andorrans a chuté de manière spectaculaire ces dernières années en raison d’une pénurie aiguë de logements disponibles.

Toni Capella, PDG de pisos.ad, a qualifié cette baisse de significative, notant que la plateforme comptait près de 5 000 annonces il y a environ cinq ans, contre environ 1 800 aujourd’hui. La tendance est générale dans le secteur, Buscocasa faisant état de 834 biens disponibles cette semaine. Diego de Prado, associé de Buscocasa, a indiqué que le problème touche l’ensemble du marché, devenant particulièrement visible au cours de l’année écoulée. Il a ajouté qu’il est frustrant de recevoir des demandes d’acheteurs ou de locataires potentiels sans rien pouvoir leur proposer, car on ne peut pas créer des biens immobiliers de toutes pièces.

Capella a attribué cette réduction principalement à un fort déséquilibre entre une demande élevée et une offre faible. Les biens se vendent souvent rapidement sans jamais apparaître en ligne, ne laissant que peu de choses à afficher sur les portails. Les annonces qui émergent portent généralement des prix élevés et ne trouvent pas preneur via des canaux plus rapides.

Les options locatives sont particulièrement rares, Capella et de Prado les qualifiant de pratiquement inexistantes sur ces plateformes.

Plusieurs facteurs contribuent à la situation. Les nouveaux projets de construction se vendent souvent à l’état de plan, avec la moitié ou plus des unités réservées avant même le début des travaux, contournant totalement les portails. Les biens d’occasion, traditionnellement au cœur des annonces, se sont raréfiés car les stocks disponibles partent très vite. Capella a noté que les propriétés ne restent désormais affichées que peu de temps avant de quitter le marché.

Il a replacé ce changement dans un contexte plus large, se rappelant qu’autour de 2012, de nombreux logements pré-crise issus de propriétaires en difficulté hypothécaire avaient inondé le marché. Cet excédent a depuis été absorbé.

D’autres éléments structurels aggravent la situation, comme l’essor des locations touristiques, amplifié par des plateformes comme Airbnb, qui réduit le vivier résidentiel. La croissance économique et l’ouverture d’Andorre exercent également une pression accrue sur la disponibilité des logements.

Malgré moins d’annonces, l’activité des portails reste stable. Capella a souligné que le nombre d’annonceurs, incluant agences et particuliers, reste stable voire en hausse. Chaque agence a simplement moins à lister. Les professionnels comme les géomètres et architectes continuent d’utiliser les sites pour des références de prix et des estimations.

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