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Economie·

Le Tribunal des Corts d'Andorre libère sous contrôle judiciaire un dirigeant du tabac après un procès pour contrebande

Le Tribunal des Corts d'Andorre a libéré sous contrôle judiciaire un Espagnol de 66 ans, ancien directeur commercial d'une usine de tabac, après un procès de deux jours pour contrebande aggravée,

Points cles

  • Le Tribunal des Corts libère sous contrôle judiciaire un dirigeant espagnol du tabac de 66 ans après un procès pour contrebande.
  • L'affaire porte sur 950 000 euros de tabac du marché noir fourni à une boutique de Pas de la Casa via 41 commandes en espèces en 2024.
  • Le parquet requiert 6 ans de prison pour contrebande et blanchiment ; la défense parle d'activité commerciale courante.
  • Témoins clés (commerçant, transporteur) disculpent l'accusé, menant à sa libération en attendant le jugement.

Le Tribunal des Corts d'Andorre a libéré sous contrôle judiciaire un Espagnol de 66 ans, ancien directeur commercial d'une usine de tabac, après un procès de deux jours pour contrebande aggravée, blanchiment d'argent et association de malfaiteurs. L'affaire, en attente d'un jugement définitif, porte sur des accusations selon lesquelles il a facilité la fourniture de tabac d'une valeur d'environ 950 000 euros destiné au marché noir, principalement en 2024.

Le parquet a soutenu que l'accusé jouait un rôle clé dans une opération organisée impliquant une petite boutique à Pas de la Casa, tenue par un commerçant portugais de 43 ans déjà condamné dans cette affaire. Ils ont mis en avant 41 commandes sur dix mois, souvent livrées en soirée après le départ des autres employés, avec des paiements en espèces hebdomadaires allant jusqu'à 10 000 euros — des fonds prétendument issus de la contrebande. Les livraisons étaient remises directement à un transporteur catalan de 39 ans employé par le commerçant, contournant les procédures standard de l'entreprise où les chauffeurs d'usine livrent habituellement les clients. Les enquêteurs de la police, qui ont commencé leur investigation en avril 2024 après des signalements sur des mouvements de tabac vers la France via une station d'épuration de Canillo, ont estimé que 95 % du produit échappait aux circuits légaux. Le parquet a requis six ans de prison et une amende de 1,4 million d'euros, citant les 30 ans d'expérience de l'accusé dans le secteur comme preuve qu'il devait savoir que les volumes dépassaient ce qu'une boutique de 20 mètres carrés pouvait légitimement écouler.

L'accusé, incarcéré à La Comella depuis février 2024 et ayant perdu environ 20 kilos durant 14 mois de détention, a rejeté un accord de plaidoirie, affirmant ignorer que le tabac alimenterait la contrebande. Il a décrit la boutique comme un client de longue date confronté à des problèmes de trésorerie, justifiant des conditions flexibles comme des paiements échelonnés et des espèces jusqu'à la limite de 10 000 euros. Des collègues de l'usine ont témoigné de son professionnalisme, notant des changements après son arrestation comme l'interdiction des espèces et l'obligation de virements bancaires. Crucialement, le commerçant et le transporteur — tous deux purgeant des peines — l'ont disculpé, affirmant n'avoir jamais révélé l'intention illicite et qu'il aurait refusé s'il avait été informé. Deux autres contrebandiers condamnés qui approvisionnaient le transporteur ont nié tout lien avec l'accusé ou son entreprise.

La défense a écarté l'opération comme une activité commerciale courante ne représentant que 1,8 % du chiffre d'affaires de l'entreprise, sans finances personnelles suspectes ni profits directs de la contrebande au-delà de son salaire standard et d'une prime annuelle de 2 %. Ils l'ont présenté comme exploité par un client de confiance et ont requis l'acquittement, attribuant tout problème à de légères négligences administratives.

Les Corts ont accordé la libération provisoire après les plaidoiries finales, pesant la demande de condamnation du parquet contre les témoignages des témoins et la présomption d'innocence. La date du jugement reste en attente.

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