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Economie·

Listings immobiliers en Andorre en chute de 60 % face à la pénurie d’offre

Les portails immobiliers andorrans enregistrent une baisse drastique des annonces due à une demande écrasante. Les biens se vendent hors marché, les neufs évitent les listes et les locations touristiques réduisent le stock résidentiel, laissant les agences à court d’inventaire.

Points cles

  • Listings pisos.ad passés de 5 000 il y a cinq ans à 1 800 aujourd’hui
  • Buscocasa : 834 biens cette semaine, forte demande mais peu d’options
  • Agences avec moins d’annonces malgré annonceurs stables ; locations quasi inexistantes
  • Facteurs : ventes sur plan, ventes rapides, Airbnb et croissance économique

Le nombre de biens immobiliers listés sur les portails immobiliers d’Andorre a chuté de manière spectaculaire ces dernières années, selon les responsables du secteur.

Toni Capella, PDG de pisos.ad, a qualifié ce déclin de drastique. Il y a environ cinq ans, la plateforme proposait près de 5 000 biens ; aujourd’hui, elle en compte environ 1 800. La tendance est la même sur Buscocasa, qui liste 834 propriétés cette semaine. Diego de Prado, associé de Buscocasa, a décrit la pénurie comme un problème généralisé dans le secteur, particulièrement marqué au cours de l’année écoulée. Il a noté de nombreuses demandes de la part d’acheteurs et de locataires potentiels, mais peu d’options à proposer.

Capella attribue la situation à un grave déséquilibre entre l’offre et la demande. La forte pression des acheteurs fait que de nombreux biens se vendent avant même d’apparaître sur les listes en ligne. Ceux qui y figurent restent souvent en raison de prix élevés et peinent à trouver des locataires via des canaux plus rapides. Le marché locatif connaît une pénurie encore plus aiguë, avec des annonces pratiquement inexistantes.

Cette rareté impacte directement les agences immobilières. Alors que le nombre d’annonceurs sur les portails reste stable ou en hausse – incluant davantage d’agences et certains particuliers –, chacune propose bien moins de biens. Capella, dont l’agence est passée de 150 annonces à 50 sur pisos.ad, a souligné que les agences disposent tout simplement de moins d’inventaire à commercialiser. L’activité des portails reste soutenue, les professionnels comme les géomètres et architectes les consultant pour des références de prix et des estimations.

Plusieurs facteurs y contribuent. Les ventes sur plan de programmes neufs évitent totalement les portails, les promotions écoulant souvent la moitié des unités avant même le début des travaux. Les biens d’occasion, traditionnellement au cœur des annonces, ont diminué après des ventes rapides. Capella se souvient qu’autour de 2012, les saisies post-crise et ventes à prix cassés avaient inondé le marché ; ce stock a depuis disparu.

D’autres pressions plus larges incluent l’essor des locations touristiques, amplifié par des plateformes comme Airbnb, qui réduit l’offre résidentielle. La croissance économique et l’attractivité d’Andorre ont également accru la demande.

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