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Economie·

Tribunal Supérieur d’Andorre annule contrat de vente immobilière et rejette double dépôt

Le Tribunal Supérieur déclare nul le contrat de vente à 799 000 € à Pleta del Tarter pour défaut d’accord du vendeur. La famille de Massana risque l’expulsion sur bail verbal.

Points cles

  • Tribunal Supérieur d’Andorre annule vente à 799 000 € à Pleta del Tarter pour excès de mandat de l’agence
  • Demande de double dépôt de 79 900 € rejetée ; dépôt restitué
  • Famille de Massana menacée d’expulsion sur accord locatif verbal
  • Locataires inquiets à Escaldes-Engordany face à la vente de l’immeuble Fener

**Le Tribunal Supérieur d’Andorre rejette la demande de double dépôt d’un acheteur dans une vente immobilière invalide**

Le Tribunal Supérieur d’Andorre a rejeté l’appel d’un acheteur réclamant le double du dépôt de 79 900 € versé dans une affaire de vente avortée de deux logements à Pleta del Tarter, déclarant le contrat de vente nul en raison du manque d’autorisation du vendeur par l’agence immobilière.

Le litige remonte au 30 mars 2022, date à laquelle l’acheteur a signé le contrat via une agence pour des biens valorisés à 799 000 € au total. L’acheteur a versé le dépôt en guise d’arrhes pénitentielle, dans l’attente d’une élévation à la forme publique. Le vendeur ne s’est pas présenté chez le notaire, incitant l’acheteur à poursuivre pour 159 800 € – le double prévu par la clause pénale du contrat en cas de retrait.

Le tribunal de la Batllia avait rejeté la demande initiale, et la chambre civile du Tribunal Supérieur a confirmé cette décision en appel. Les juges ont estimé que l’agence avait dépassé son mandat : le vendeur avait autorisé les visites et donné un mandat de vente, mais avait envoyé un avenant avant la signature exigeant 23 045 € supplémentaires au-delà du prix de base. Un e-mail de l’agence en date du 28 mars demandait une confirmation explicite et un mandat de vente exclusif, qui n’est jamais arrivé. L’agence a signé malgré tout le 30 mars sans intégrer le supplément ni l’approbation complète.

« L’agence a dépassé les limites du mandat, en ne respectant ni les souhaits du client ni sa demande expresse de confirmation », indique l’arrêt. Sans consentement valide, le contrat était nul dès l’origine, sans effet, y compris pour la clause pénale. L’acheteur, dont le dépôt a été restitué par l’agence après le refus de ratification du vendeur, n’a plus de recours.

Une famille menacée d’expulsion à Massana pour litige locatif verbal

Une famille de Massana, avec deux jeunes enfants et un chien, attend une décision du tribunal de la Batllia sur une demande d’expulsion après près d’un an de conflit avec le propriétaire, centré sur un accord locatif verbal contesté sans contrat écrit formel.

Les problèmes ont commencé en juin 2025 après l’emménagement de la famille, arrangé verbalement via une agence pour environ 1 750 € par mois – couvrant loyer, charges et parking – plus un dépôt ultérieurement consigné au tribunal et un mois de frais de réservation d’agence. Les locataires affirment que des points essentiels comme l’autorisation pour un animal de compagnie avaient été convenus. Les tensions ont monté autour de l’usage d’un espace de rangement, la famille signalant des menaces d’action en justice et d’intervention policière, ce qui l’a poussée à changer la serrure de la porte par mesure de sécurité. « Nous avons deux petits enfants et nous ne savions pas ce qui pouvait arriver », ont-ils expliqué.

Le propriétaire nie l’existence de tout contrat de location, qualifiant l’entrée d’illégale et le changement de serrure d’irrégulier. Il considère les paiements comme une indemnisation pour dégradations, et non comme un loyer. Une précédente affaire a été rejetée pour vice de forme, prolongeant l’incertitude malgré des paiements continus via le tribunal. Les deux parties ont présenté des versions opposées à l’audience orale, débattant de la validité des accords verbaux sous la loi andorrane, qui les reconnaît mais exige une preuve du consentement et des conditions.

Le propriétaire revendique sa bonne foi, affirmant avoir proposé un contrat écrit conforme aux termes verbaux après des travaux de rénovation, réduit de 1 975 € à 1 750 € en tenant compte de la situation familiale, avec des paiements flexibles. Les locataires l’ont refusé en raison de son exigence qu’ils couvrent 10 000 € de ses frais juridiques, jugés inabordables. Il allègue que des demandes ultérieures de baisse à 1 500 € et des problèmes de rangement ont envenimé les choses avant l’emménagement.

Les locataires inquiets alors que la vente de l’immeuble Fener avance

Les locataires actuels au 16 Avinguda del Fener à Escaldes-Engordany expriment leur inquiétude face à une vente en cours à des investisseurs locaux menés par un agent immobilier andorran, qui assure que le processus respectera pleinement la législation sur le logement.

L’agent, soutenu par des financeurs andorrans, a décrit un accord préliminaire avec la famille Tudel nécessitant l’achèvement de la division horizontale et des formalités – potentiellement en juin, plus deux à trois mois pour les actes. Certains appartements sont rénovés, d’autres non, ce qui influence les valeurs alors que des acheteurs sont recherchés.

Il s’est proposé d’assister à une récente réunion de locataires mais a décliné en tant que « pas encore personne » formelle. « Nous ne sommes pas des requins et nous respecterons les lois sur le logement », a-t-il répété, insistant sur l’absence d’irrégularité. Selon la loi, les acheteurs pour usage personnel doivent donner six mois de préavis après des baux de cinq ans, condition vraisemblablement remplie pour la plupart des locations de longue durée. Tous les acheteurs ne prévoient pas d’occuper les lieux ; certains investissent, et les locataires ont peut-être eu des options d’achat. Les issues restent incertaines jusqu’à la finalisation, laissant les locataires dans l’angoisse face à cette situation indécise.

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