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Economie·

Xavier Espot défend l'ouverture économique de 2010 comme sauveur de la crise

Le dirigeant andorran attribue à la libéralisation de 2010 la sortie de crise et la croissance, malgré la dépendance aux secteurs traditionnels et les tensions immobilières. Il évoque la diversification, les négociations UE et son départ.

Points cles

  • Espot crédite l'ouverture mondiale pour éviter une récession décennale et booster les secteurs à haute valeur.
  • Économie encore dépendante du commerce, tourisme, construction et banque ; objectif de 7 % du budget pour l'innovation en 2040.
  • Mesures contre la crise du logement : interdictions d'achats étrangers, règles locatives, incitations.
  • Référendum sur l'accord UE après ratification ; départ de la politique après 8 ans à la tête du gouvernement.

Le chef du gouvernement andorran, Xavier Espot, a défendu l'ouverture économique du pays initiée vers 2010 comme un facteur clé de sa sortie de crise, tout en reconnaissant les défis persistants, lors d'un entretien au 37e sommet des affaires des Pyrénées à La Seu d'Urgell.

Interrogé jeudi par le journaliste Josep Puigbó, Espot a rappelé la situation d'Andorre en 2010, en pleine récession profonde marquée par une hausse du chômage et des sorties de population. Il a soutenu que l'ouverture au monde avait évité une récession d'une décennie, favorisant au contraire la croissance et de nouveaux secteurs à haute valeur ajoutée. « Il vaut bien mieux gérer la richesse que distribuer la misère », a-t-il déclaré.

Espot a admis que le processus restait inachevé, l'économie dépendant encore trop des piliers traditionnels que sont le commerce, le tourisme, la construction et la banque. Les efforts de diversification se poursuivent, a-t-il dit, soulignant que la croissance récente permet des ambitions comme allouer 7 % du budget à l'innovation d'ici 2040 – un objectif impossible sans cette prospérité.

Sur les pressions immobilières liées à l'expansion, Espot a rejeté les accusations imputant le problème uniquement aux investissements étrangers, qualifiées de « tricherie envers soi-même ». Il a décrit la crise comme multifactorielle, impliquant des arrivées de population, des changements dans les structures familiales et des dynamiques de marché. Le gouvernement a réagi par des mesures incluant des interdictions de promotions immobilières étrangères, des limites d'achats, des règles sur les locations touristiques et des incitations pour les logements vacants.

Espot a insisté sur la nécessité d'une implication du secteur privé aux côtés des efforts publics et a évoqué l'accord d'association avec l'UE bloqué par la résistance de la Bulgarie sur des différends liés à Saint-Marin. Plusieurs États de l'UE travaillent à le débloquer dans les semaines à venir, a-t-il dit, un référendum étant prévu après ratification par le Parlement européen – bien que son calendrier par rapport aux élections reste incertain.

Il a écarté comme irréalistes les suggestions de l'opposition de renégocier l'accord et a réaffirmé ses projets de se retirer de la politique de première ligne après huit ans comme chef du gouvernement et des rôles ministériels antérieurs, à 47 ans, pour laisser place à de nouvelles perspectives.

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