Demòcrates et Concòrdia déposent des amendements pour affiner la loi andorrane sur la dissolution des sociétés inactives
Les propositions resserrent les critères de dissolution en exigeant zéro actif ou passif, prolongent la régularisation à cinq mois et limitent les sanctions aux cas de mauvaise foi, pour équilibrer nettoyage et protection des entreprises.
Points cles
- Demòcrates veut limiter la dissolution aux sociétés sans actifs ni passifs, renvoyant les autres au tribunal.
- Concòrdia propose d’étendre la régularisation de 1 à 5 mois et de restreindre les interdictions de direction aux cas de mauvaise foi.
- Le projet cible les sociétés inactives depuis 2 ans avec manquements comme impôts ou dépôts non effectués.
- La commission de l’Économie examinera les amendements pour la loi finale épurant les entités dormantes.
La date limite pour soumettre des amendements au projet de loi gouvernemental sur la dissolution des sociétés inactives en Andorre est passée, avec des propositions de Demòcrates et Concòrdia qui affinent les critères et offrent plus de flexibilité aux entreprises.
Demòcrates, partie de la majorité gouvernementale, a déposé quatre amendements pour resserrer les conditions de lancement des procédures de dissolution. Le projet initial vise les sociétés sans activité économique effective, sans employés et avec au moins deux manquements aux obligations — tels que le non-dépôt des comptes, des déclarations fiscales ou la mise à jour des bénéficiaires au Registre des sociétés — sur deux exercices fiscaux consécutifs. Les amendements ajoutent que les sociétés doivent aussi être dépourvues d’actifs ou de passifs pour procéder. Celles détenant des biens ou ayant des dettes feraient l’objet d’une suspension de la procédure et d’une renvoi devant le Tribunal des Batlles.
Une fois que le gouvernement aura publié la procédure au Bulletin officiel de la Principauté d’Andorre (BOPA), toute partie intéressée disposera de 30 jours naturels pour informer le directeur des Registres juridiques et économiques ou le registraire du commerce de l’existence de tels actifs ou passifs. S’ils sont vérifiés ultérieurement, la procédure serait classée ou réorientée en conséquence.
Concòrdia a soumis cinq amendements, dont une proposition d’allonger la période de régularisation pour les sociétés à risque d’un mois à cinq mois, leur laissant plus de temps pour se conformer. Le groupe, dirigé par Cerni Escalé, souhaite aussi limiter les sanctions contre les administrateurs — comme une interdiction d’un an d’exercer des fonctions dirigeantes dans d’autres sociétés — aux cas de mauvaise foi avérée. Une autre mesure obligerait la Caisse andorrane de sécurité sociale (CASS) à fournir des détails sur d’éventuels employés, y compris leurs identités, pour détecter d’éventuelles fraudes.
Aucun autre groupe parlementaire n’a présenté d’amendements. La commission législative de l’Économie examinera désormais le projet de loi, les propositions retenues façonnant la loi finale visant à purger le registre du commerce des entités véritablement dormantes tout en protégeant celles ayant des intérêts financiers.
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