72 % des travailleurs andorrans avec enfants mineurs subissent des impacts professionnels, selon une enquête
L’Enquête sur la main-d’œuvre 2025 met en lumière les coûts de garde et la faible utilisation des services comme freins majeurs, 42,6 % des soignants évitant les options formelles. Les écarts hommes-femmes restent minimes.
Points cles
- 72,2 % des Andorrans employés soignant des mineurs rapportent des revers professionnels comme des changements d’horaires ou d’emplois
- 24,7 % de la population 18-74 ans (17 129 personnes) gèrent une garde régulière, surtout les femmes (26,6 % vs 23 %)
- 57,4 % utilisent des services de garde ; les autres citent des coûts élevés (46,2 %) ou l’autogestion (36,1 %)
- Longues heures en tête des obstacles (67,5 %) ; 89,7 % ont pris un congé maternité/paternité
Près des trois quarts des travailleurs andorrans ayant des responsabilités de garde d’enfants mineurs signalent des impacts négatifs sur leur emploi, selon l’enquête sur l’équilibre vie professionnelle-vie personnelle de l’Enquête sur la main-d’œuvre 2025 du Département des statistiques, publiée jeudi.
L’enquête indique que 72,2 % des personnes employées avec de telles responsabilités ont subi des effets sur leur carrière, tandis que 27,8 % n’en ont rapporté aucun. Les travailleurs touchés ont le plus souvent ajusté leurs horaires sans réduire leurs heures (23,7 %), changé d’emploi ou d’employeur (23,4 %), ou fait face à d’autres contraintes comme une disponibilité réduite, des obstacles à la promotion ou des tâches modifiées (52,9 %).
Près de 24,7 % de la population âgée de 18 à 74 ans — soit 17 129 personnes — ont déclaré s’occuper régulièrement d’enfants de moins de 14 ans, de personnes à charge de 15 ans ou plus, ou des deux. Les femmes étaient plus susceptibles d’avoir ces responsabilités (26,6 %) que les hommes (23 %). La garde d’enfants prédominait, concernant 22,7 % ou 15 717 personnes, tandis que la prise en charge de personnes de 15 ans et plus touchait 2,8 % ou environ 1 976 individus.
Parmi ceux qui s’occupent de mineurs, 57,4 % utilisaient des services de garde d’enfants et 42,6 % non. Les non-utilisateurs citaient le plus souvent des coûts élevés (46,2 %) ou la gestion autonome ou avec un partenaire (36,1 %), suivis par des options inadéquates (6,8 %), des enfants se débrouillant seuls (3,4 %), un soutien familial informel (2,5 %) ou un manque de disponibilité (0,4 %). Les différences de genre dans l’utilisation des services restaient faibles.
Les longues heures de travail se dégagent comme le principal obstacle à l’équilibre entre travail et famille, cité par 67,5 % des salariés rencontrant des difficultés. D’autres défis incluaient des emplois exigeants ou épuisants (11,8 %) et des horaires imprévisibles ou inflexibles (7,6 %).
Sur les congés, 89,7 % des personnes employées ou ayant une expérience professionnelle qui ont eu des enfants ont pris un congé maternité ou paternité. Seulement 2,5 % l’ont combiné avec un congé parental supplémentaire, et 7,8 % n’en ont pris aucun.
À titre de comparaison, l’Institut national de statistique d’Espagne a relevé que 33,4 % du groupe d’âge 18-74 ans avait des responsabilités de garde, les femmes étant plus touchées dans toutes les catégories d’emploi.
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