29 % des jeunes travailleurs andorrans peinent avec les dépenses quotidiennes malgré un emploi
Une enquête auprès de 816 jeunes Andorrans de 15-35 ans révèle une pression financière liée au logement et aux essentiels, freinant l’indépendance. Problèmes au travail comme les bas salaires et la discrimination affectent aussi le bien-être.
Points cles
- Le logement pèse sur 49,2 % des jeunes travailleurs de 15-35 ans ; 70,8 % le voient comme frein à l’émancipation.
- 60 % vivant chez les parents épargnent vs 48,7 % indépendants ; 230/488 veulent de meilleurs salaires.
- 43 % ont subi une discrimination au travail (note bien-être 43/100 vs 63).
- Accès à la formation : 68,9 % pros/techniciens, 51,2 % commerce/services.
Près de trois jeunes travailleurs sur dix en Andorre peinent à couvrir leurs dépenses quotidiennes, malgré un emploi, selon les premiers résultats d’une enquête sur les conditions socioprofessionnelles menée par le Fòrum Nacional de la Joventut d’Andorra (FNJA).
L’étude, basée sur les réponses de 816 personnes âgées de 15 à 35 ans recueillies entre octobre 2025 et février 2026, identifie le logement comme la principale pression financière, 49,2 % des répondants le citant comme un fardeau. Parmi les autres coûts clés figurent l’alimentation et les produits de première nécessité (16,2 %), les transports ou véhicules (15,5 %), l’éducation et la formation (9,4 %) et les soins de santé (7,9 %). Au total, 29,4 % ont signalé des difficultés à assumer au moins une de ces catégories.
Le coût du logement freine aussi l’émancipation, 70,8 % de ceux ayant répondu sur le sujet le désignant comme principal obstacle au départ du domicile familial. Viennent ensuite l’éducation ou la formation (42,4 %) et le manque d’emplois ou de revenus stables (41 %), tandis que les liens familiaux sont cités par 17,6 %.
Les conditions de logement influencent fortement les finances : 60 % de ceux vivant chez leurs parents parviennent à épargner, contre 48,7 % des jeunes indépendants. 38,5 % de ceux vivant seuls bouclent leurs fins de mois sans épargner, contre 27,6 % chez la famille. Entre 12,5 % et 12,8 % dans chaque groupe dépendent d’économies ou d’endettement.
Sur 488 suggestions d’améliorations au travail, 230 portaient sur une hausse des salaires. L’équilibre vie pro-vie perso pose aussi problème, surtout pour ceux avec des horaires rotatifs (34,3 % signalent des difficultés), fractionnés (32,5 %) ou des journées intenses (15,4 %).
Sur le bien-être, 43 % des participants ont subi une discrimination au travail, avec une note moyenne de 43 sur 100 points, contre 63 pour les autres. Sur 742 personnes ayant une expérience professionnelle, 267 ignoraient l’existence d’un protocole anti-discrimination chez leur employeur.
L’accès à la formation varie selon les secteurs : 68,9 % des professionnels ou techniciens y ont eu accès, contre 64,3 % dans l’administration, 51,5 % dans l’industrie, la construction ou l’agriculture, et 51,2 % dans le commerce, l’hôtellerie ou les services.
D’autres détails de l’étude sont attendus.
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