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Environnement·

L'Andorre : ARPA propose un jardin commémoratif pour animaux

L’Animal Rescue and Protection Association envisage un jardin symbolique sur terrain public, avec plaques et plantes pyrénéennes, pour contourner les obstacles des cimetières tout en promouvant bien-être animal et durabilité dans un pays à l’espace restreint.

Points cles

  • Projet « Ca l’Amic » sur 800-1 500 m² de terrain public avec plaques, QR codes et plantes pyrénéennes indigènes.
  • Pas d’inhumations pour éviter risques sanitaires et écologiques ; accent sur souvenir et reboisement.
  • Répond au manque de sites publics de commémoration en Andorre et honore liens humains-animaux.
  • Étude complémentaire pour inhumations futures et présentation à Serenalla.

L’Animal Rescue and Protection Association (ARPA) a soumis une proposition au gouvernement andorran pour un espace public commémoratif dédié aux animaux de compagnie, conçu comme une option viable face à la pénurie de terrains dans le pays et aux défis techniques, d’urbanisme et environnementaux posés par la création d’un cimetière animalier complet.

L’initiative, baptisée « Ca l’Amic », couvrirait 800 à 1 500 mètres carrés sur un terrain public dans une zone naturelle paisible et accessible. Elle fonctionnerait comme un jardin du souvenir, avec des hommages symboliques tels qu’un mur intégré au paysage pour de petites plaques portant le nom des animaux, leur durée de vie et de courts messages. Des QR codes sur les plaques permettraient de visionner des photos ou vidéos numériques via smartphone. Des plantes pyrénéennes indigènes comme le pin noir, le bouleau et le genévrier structureraient la végétation, accompagnées de dédicaces d’arbres, de sentiers en pierre, de bancs et de reboisements dans des zones touchées par les incendies ou dégradées, via des méthodes de dispersion de graines et de restauration. Aucune inhumation ni conservation de restes n’aurait lieu, évitant ainsi les risques sanitaires et écologiques.

ARPA voit dans ce projet un moyen d’honorer les liens entre humains et animaux, de favoriser la cohabitation et de sensibiliser au bien-être animal en Andorre, où les animaux de compagnie font partie de nombreux foyers. Aucun site public de ce type n’existe aujourd’hui, laissant les propriétaires sans lieu pour une commémoration symbolique.

Par ailleurs, ARPA a remis au gouvernement une étude complémentaire examinant les exigences légales, environnementales et techniques pour une éventuelle zone d’inhumation future. Cette analyse ne figure pas dans la proposition principale et ne servirait qu’à orienter les discussions si les autorités décidaient ultérieurement de suivre cette voie.

ARPA prévoit de présenter l’idée lors de l’événement Serenalla à La Massana, de jeudi à dimanche, tout en lançant le livre pour enfants *Ja tinc un gos* (« J’ai un chien ») pour inculquer dès le plus jeune âge respect, empathie et compréhension du comportement animal. Le groupe évoque des études de faisabilité passées pour un cimetière, jugées inapplicables aujourd’hui en raison de leurs inconvénients, sans les écarter totalement, le succès dépendant d’une action gouvernementale collaborative alignée sur les objectifs de durabilité.

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