Andorre rejoint un projet transfrontalier à intelligence artificielle pour suivre ours et loups dans les Pyrénées
L’initiative LoupO Coexistence de trois ans, financée à hauteur de 1,95 million d’euros par l’UE, suit les populations de carnivores, réduit les attaques sur le bétail et évalue les attitudes locales en France, en Espagne et en Andorre.
Points cles
- Andorre rejoint le projet LoupO Coexistence avec la France et l’Espagne pour suivre ours et loups dans les Pyrénées via l’IA.
- L’UE finance 1,95 M€ pour cette initiative de 3 ans qui suit les populations, réduit les attaques sur le bétail et évalue les attitudes.
- Utilise IA, génomique, chiens de protection et enquêtes pour favoriser la cohabitation et la biodiversité.
- Observations récentes d’ours près des frontières d’Andorre soulignent le lancement opportun du projet.
**Andorre rejoint un projet transfrontalier pour suivre ours et loups dans les Pyrénées à l’aide de l’IA**
Un nouveau projet transfrontalier, LoupO Coexistence, a été lancé pour améliorer l’harmonie entre ours, loups et activités rurales dans les Pyrénées, en France, en Espagne et en Andorre. Ce programme de trois ans se concentre sur le suivi et la gestion de ces populations de grands carnivores tout en évaluant les attitudes locales à leur égard, afin de soutenir la conservation de la biodiversité.
Doté d’un budget total de 1 953 714,67 €, le projet reçoit 65 % de son financement de l’Union européenne via le programme Interreg VI-A Espagne-France-Andorre (POCTEFA 2021-2027). Il s’appuie sur des initiatives conjointes existantes pour étudier ces espèces, qui ont regagné du terrain dans les Pyrénées ces dernières décennies.
L’effort se divise en trois axes principaux. Premièrement, les équipes suivront les populations d’ours et de loups grâce à des méthodes de pointe non invasives, incluant l’intelligence artificielle pour une meilleure identification des individus, la génomique avancée pour déterminer la parenté et l’hybridation, l’analyse du régime alimentaire et un suivi amélioré de la santé.
Deuxièmement, il vise à réduire les attaques sur l’élevage montagnard et l’apiculture grâce à des outils de prévention éprouvés. Les mesures prévues comprennent l’extension de l’utilisation de chiens de protection, la formation des bergers, la production de guides de gestion du bétail, les tests de répulsifs acoustiques en période de risque élevé de prédation, et l’amélioration des processus d’évaluation des attaques et de médiation des conflits pour apaiser les tensions avec les éleveurs.
Troisièmement, les chercheurs évalueront les opinions publiques sur les ours et les loups au sein des communautés pyrénéennes via des forums, des sessions d’échanges d’expériences entre acteurs et des enquêtes ciblées pour mesurer les niveaux d’acceptation.
Le projet coïncide avec des observations récentes de trois jeunes mâles ours près des frontières d’Andorre avec les pays voisins, confirmées par les gardes forestiers alors que les dégels printaniers révèlent plus d’activité dans la zone. Les administrations, scientifiques et organisations des trois pays collaboreront tout au long de la durée du projet.
Sources originales
Cet article a ete agrege a partir des sources catalanes suivantes :