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Politique·

Le magistrat français Yves Picod, doyen du Tribunal Superior d’Andorre, annonce sa retraite pour 2026

Magistrat le plus ancien de la chambre pénale du Tribunal Superior notifie sa retraite au 30 juin 2026, risquant de mettre fin à la représentation française sans nomination d’un compatriote. Ce choix reflète les efforts d’andorranisation de la justice.

Points cles

  • Yves Picod, doyen des magistrats de la chambre pénale du Tribunal Superior, prend sa retraite au 30 juin 2026.
  • Invoque l’article 68.1 de la Loi qualifiée de Justice ; la chambre risque de perdre sa représentation française sans remplaçant.
  • Arrivé en Andorre en 1991, il a présidé la chambre pénale, renouvelé en 2023, membre de la commission d’éthique.
  • Retraite souligne le renouvellement générationnel et l’andorranisation de la justice, avec réactions mitigées.

Yves Picod, doyen des magistrats du Tribunal Superior d’Andorre et seul ressortissant français de sa chambre pénale, a formellement notifié au Consell Superior de la Justícia sa retraite effective au 30 juin 2026.

Spécialiste en droit économique, Picod a invoqué l’article 68.1 de la Loi qualifiée de Justice pour se retirer. Son départ, annoncé lors de la réunion du Consell Superior mercredi sous la présidence de Josep Maria Rossell, laissera la chambre pénale sans représentation française, à moins qu’un remplaçant de même nationalité ne soit nommé. L’institution a également approuvé le plan de formation continue 2026 pour les personnels judiciaires, du parquet et administratifs, tel que proposé par la commission pédagogique le 4 décembre 2025 et conforme à l’article 38 bis de la Loi qualifiée de Justice.

Docteur en droit de l’université de Dijon, Picod a enseigné à l’université de Perpinyà, où il a cofondé le Centre de droit économique et de développement. Il est l’auteur de manuels sur des sujets de droit privé, dont le droit de la consommation, le droit des sociétés et le droit des obligations. Déjà retraité du système judiciaire français, Picod a entamé sa carrière andorrane en 1991 comme juge suppléant au Tribunal de Corts, à l’époque des veguers et avec François Mitterrand comme coprince français. Il a ensuite présidé la chambre pénale du Tribunal Superior et, par ancienneté, ses sessions plénières. Renouvelé dans ses fonctions en novembre 2023, il est affecté principalement à la chambre pénale et secondairement à la chambre civile. Depuis décembre 2024, il siège à la commission d’éthique du Consell Superior en tant que représentant des magistrats.

Ce départ met en lumière un renouvellement générationnel en cours et une volonté d’andorranisation accrue de la justice, objectif soutenu par les professionnels du droit locaux mais accueilli avec réserves par le barreau et le Consell Superior en raison de défis pratiques.

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