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Politique·

Andorre proche de l’intégration au système d’entrée/sortie de l’UE malgré les réserves espagnoles

Le pacte andorran de contrôle frontalier avec l’EES de l’UE attend un feu vert final, retardé par les préoccupations espagnoles sur son statut juridique et Gibraltar

Points cles

  • Consensus du Conseil de l’UE en attente en raison de la réserve espagnole sur l’accord « mixte » lié à Gibraltar
  • Accord permettant aux non-UE autorisés à Schengen d’entrer en Andorre ; temps comptabilisé dans la limite 90/180 jours
  • Pactes séparés avec Espagne/France pour partage de données police/judiciaires et rapatriements
  • Changement migratoire vers « recrutement à la source » avec contrats préarrangés pour besoins en main-d’œuvre avant l’EES

L’accord d’Andorre avec la Commission européenne pour intégrer ses contrôles frontaliers au système d’entrée/sortie (EES) de l’UE reste en phase de négociations finales, en attente d’approbation et d’amendements mineurs formels des États membres de l’UE. Les responsables visent une mise en œuvre avant le déploiement obligatoire du système aux frontières extérieures de Schengen le 10 avril, bien que les réserves persistantes de l’Espagne sur la nature juridique de l’accord puissent retarder le processus.

Le chef du gouvernement Xavier Espot a déclaré mercredi que le Conseil de l’Union européenne n’a pas encore atteint de consensus, l’Espagne maintenant une réserve d’examen sur le fait de savoir si l’accord d’association – couvrant Andorre et Saint-Marin – est « mixte », nécessitant une ratification par les 27 parlements nationaux de l’UE en plus du Parlement européen. L’Espagne s’oppose à cette classification, craignant qu’elle ne crée un précédent compliquant son propre traité en attente sur Gibraltar, qui vise la libre circulation et un approbation d’ici le 10 avril. Espot s’est dit optimiste quant à un lever de la réserve par l’Espagne dans les prochaines semaines, notant que le pacte frontalier est sinon prêt pour signature et ratification parlementaire.

L’accord traiterait Andorre comme faisant effectivement partie de Schengen à des fins d’entrée, tout en préservant des contrôles aléatoires aux passages comme le tunnel de l’Envalira, La Farga de Moles, Runer et Baladrà pour éviter des contrôles systématiques et des files d’attente. Les ressortissants non-UE autorisés aux frontières de Schengen pourraient entrer en Andorre, sous réserve de droits de refus locaux, mais le temps passé dans la Principauté compterait dans la limite de 90 jours sur toute période de 180 jours.

Le porte-parole du gouvernement Guillem Casal a averti que les visites en Andorre ne réinitialisent pas le compteur Schengen, mettant en garde les excursionnistes à la journée cherchant des tampons de passeport contre une violation des règles de l’UE. Espot a ajouté que même si la ratification dépasse le 10 avril, les responsables européens ont signalé qu’il n’y aurait pas de contrôles systématiques immédiats aux frontières andorranes.

Des pactes séparés avec l’Espagne et la France renforceront le partage de données policières et judiciaires pour les permis de séjour, le dépistage des antécédents criminels, affaires en cours ou séjours irréguliers antérieurs. Andorre devra rapatrier les résidents non-UE dont les permis sont révoqués via des procédures coordonnées.

Pour répondre aux besoins en main-d’œuvre, les autorités promeuvent le « recrutement à la source », passant des entrées touristiques suivies de régularisations à des contrats numériques préarrangés depuis les pays d’origine des travailleurs, incluant logement et plans de retour. Andorre a déjà modifié les règles de son Service de l’immigration pour vérifier la conformité Schengen des demandeurs, devançant le calendrier de l’EES. Espot a qualifié les progrès globaux de réguliers.

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