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Politique·

Le dirigeant andorran Xavier Espot évoque ses luttes adolescentes liées à son homosexualité et les obstacles à la légalisation de l'avortement en podcast

Espot raconte ses conflits internes de jeunesse, salue les progrès vers le mariage homosexuel et explique les blocages à une légalisation locale de l'IVG en raison des liens avec la coprincipauté catholique.

Points cles

  • Le PM andorran Xavier Espot partage ses luttes adolescentes gay dues au manque d'info et aux conflits internes.
  • Andorre a légalisé le mariage homosexuel en 2023, après les unions civiles avec adoption en 2014.
  • Espot loue les avancées LGBTIQ+ mais note le conservatisme des jeunes et la polarisation mondiale.
  • La légalisation de l'avortement bloquée par les coprinces catholiques ; l'État finance l'accès sécurisé à l'étranger.

Le chef du gouvernement andorran, Xavier Espot, a évoqué ses expériences en tant qu’homme gay ouvertement assumé et les difficultés d’élargir l’accès à l’avortement lors d’une apparition dans *Ja m’entens*, un podcast de Catalunya Ràdio consacré aux questions LGBTIQ+.

Espot a décrit son adolescence comme une période de conflit intérieur sur son orientation sexuelle, déclenchée par le souvenir de « It Must Have Been Love » de Roxette dans *Pretty Woman*. Il a expliqué avoir connu des doutes et un manque d’information, ce qui amenait beaucoup de personnes gay à l’époque à voir leurs sentiments comme « moches ou inappropriés ». Il a salué l’évolution d’Andorre vers une société « relativement libérale » qui respecte les libertés individuelles et suit une approche « vivons et laissons vivre ».

Sur les avancées légales, Espot a rappelé son rôle de ministre de la Justice en 2014, lorsque les unions civiles ont obtenu des droits égaux, y compris l’adoption – une étape qu’il s’attend à regarder avec fierté rétrospectivement. Le mariage homosexuel a suivi en 2023, faisant d’Andorre le 33e pays à le reconnaître, les deux coprinces ayant contresigné la loi. Il a crédité l’activisme précoce de groupes comme *Som com som* dans les années 2000 d’avoir planté « une graine irréversible », ainsi que les organisations actuelles telles que Diversand et Horitzons.

Espot a exprimé son inquiétude face à une polarisation croissante, certains pays avançant sur les droits LGBTIQ+ tandis que d’autres régressent. Localement, il observe que davantage de jeunes peinent à accepter la diversité, tenant des vues « plus conservatrices, rétrogrades » sur l’immigration et d’autres sujets que sa génération à cet âge. Il a précisé que sa reconnaissance publique d’être gay – d’abord avant un entretien RTVA en 2023 – n’était ni une sortie du placard dramatique ni la révélation d’un secret, mais une normalisation qui a surpris certains qui la jugeaient inutile.

Sur l’avortement, Espot a insisté sur sa nature « tout à fait différente » du mariage homosexuel, liée à la doctrine catholique et à la structure coprincipale d’Andorre. Le légaliser localement serait « très difficile » sans modifier le système, qu’il qualifie d’atout pluriséculaire. À la place, le gouvernement vise un « point d’équilibre », en offrant un soutien public aux femmes pour accéder à des procédures sécurisées à l’étranger avec d’excellents standards de santé.

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