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Politique·

Les syndicats SIPAAG et SEP contestent le règlement gouvernemental sur la classification des emplois publics

Les syndicats SIPAAG et SEP ont déposé un recours administratif lundi contre le règlement gouvernemental sur la classification et la révision des postes dans l'administration publique, approuvé le 18

Points cles

  • Les syndicats SIPAAG et SEP, représentant plus de 150 fonctionnaires, ont déposé un recours contre le règlement gouvernemental du 18 mars sur la classification des emplois publics.
  • Critiques : manque de transparence, échelles de notation non définies, jugements et propositions syndicales ignorés.
  • Les syndicats exigent une pondération publique des facteurs pour l'équité et alertent sur les risques pour les droits des travailleurs.
  • Recours déposé via le service Tràmits ; action judiciaire possible en cas d'échec.

Les syndicats SIPAAG et SEP ont déposé un recours administratif lundi contre le règlement gouvernemental sur la classification et la révision des postes dans l'administration publique, approuvé le 18 mars. Ces syndicats, qui représentent plus de 150 fonctionnaires, estiment que ce règlement ne répond pas aux problèmes de transparence et d'objectivité soulignés par des jugements récents du tribunal de Batllia ayant annulé des parties du processus de reclassement de 2023.

Les présidents Salustià Chato de SIPAAG et Sergi Esteves de SEP ont remis le recours au service Tràmits du gouvernement. Ils qualifient ce règlement de correctif superficiel qui entérine l'opacité, une discrétion excessive et des risques pour les droits des travailleurs. Parmi les critiques principales figurent les échelles de notation non définies pour des facteurs comme la « complexité », le recours à des modèles externes tels que STRATA de PricewaterhouseCoopers sans adaptation claire ni explication publique, l'absence d'audition préalable des travailleurs concernés, des droits de révision directe limités réservés aux supérieurs, et un contrôle syndical ou judiciaire insuffisant.

Les syndicats, membres de la Commission du Personnel en vertu de la loi sur la Fonction publique, soulignent les propositions ignorées lors de multiples réunions et dans jusqu'à quatre rapports qu'ils ont soumis pendant l'élaboration. Ils comparent le processus à « un jeu sans connaître les règles », insistant sur le fait que sept ou huit facteurs et sous-facteurs légaux doivent avoir un pondération publique et préalable pour garantir l'équité – surtout pour des rôles similaires classés différemment. Esteves l'a qualifié de « dernière opportunité » pour le gouvernement de réviser le texte, tandis que Chato a souligné l'épuisement des voies administratives via le Comitè Tècnic d’Organització i Gestió (CTOC) avant toute action à Batllia.

Ce litige provient du mécontentement de 2023, lorsque 166 membres de SIPAAG ont demandé des révisions. Les tribunaux ont relevé des vices de procédure comme le contournement de l'alors CTOG, l'utilisation infondée de STRATA et l'absence de méthodologie. Les syndicats ne s'opposent pas aux réformes, citant des approbations récentes comme les protocoles contre le harcèlement et les règlements pénitentiaires malgré les retards depuis la loi de 2019. Ils avertissent que des changements « piecemeal » pourraient nuire à la qualité du service public et exigent l'annulation totale, la suspension immédiate ou un nouveau cadre vérifiable.

Le ministre de la Fonction publique Marc Rossell a indiqué que le gouvernement traite les demandes au cas par cas. Les syndicats insistent sur le fait que leur démarche ne vise pas des augmentations de salaire mais l'équité procédurale, saluant l'engagement des fonctionnaires pendant la crise. Ils pourraient saisir les tribunaux si le recours échoue.

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