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Politique·

Commission andorrane de réforme de la loi foncière avance sans études clés de capacité porteuse

Dirigée par Jordi Casadevall, la commission de réforme de la loi foncière d’Andorre progresse sans les études paroissiales essentielles, confiante dans l’adoption de changements législatifs ce mandat pour mieux coordonner l’aménagement du territoire.

Points cles

  • Jordi Casadevall juge les études paroissiales et nationales « très importantes » mais non essentielles pour la réforme.
  • L’exécutif clarifie les données paroissiales pour une vue nationale unifiée.
  • La réforme renforce la coordination sans altérer les pouvoirs d’urbanisme des communes.
  • Projet de loi prévu fin septembre ou début octobre malgré les retards.

La commission chargée de réformer la loi andorrane sur les terrains poursuit ses travaux sans accès aux études demandées sur la capacité porteuse au niveau des paroisses ni au rapport national. Jordi Casadevall, président de la commission et conseiller général de Concòrdia, a qualifié ces documents de « très importants » pour renforcer les discussions sur le modèle de croissance du pays, tout en se disant confiant dans la possibilité d’avancer les changements législatifs ce mandat.

Casadevall a indiqué à l’ANA que la commission n’a toujours pas reçu les études, malgré des demandes répétées pendant la phase d’étude préalable et les travaux actuels. Il a souligné les demandes persistantes adressées aux ministres de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement, réclamant les conclusions des sept études paroissiales ainsi que l’analyse nationale dans les plus brefs délais. L’exécutif cherche encore des clarifications auprès de chaque administration paroissiale pour homogénéiser les données et obtenir une vue d’ensemble nationale unifiée, plutôt que de retenir délibérément ces éléments.

Tout en reconnaissant que ces études fourniraient une base numérique, quantitative et qualitative précieuse, Casadevall a insisté sur le fait qu’elles ne sont pas indispensables pour achever la réforme. « Les conclusions sont claires », a-t-il affirmé.

La commission vise à intégrer ces évaluations de capacité porteuse dans le cadre légal en tant qu’outil formel pour l’aménagement du territoire et le développement urbain. Casadevall a plaidé pour un équilibre entre les analyses spécifiques à chaque paroisse et une perspective nationale, déclarant : « Il est bon de les avoir par paroisse, mais il faut aussi en avoir une nationale, car en fin de compte, on parle d’un seul pays, pas de sept pays. »

Sur les préoccupations connexes, Casadevall a précisé que la réforme – exposée en 17 points dans le rapport préliminaire – cherche uniquement à renforcer la coordination entre les administrations, sans modifier ni retirer les pouvoirs d’urbanisme des communes. Chaque paroisse conservera son POUP et son autorité décisionnelle. Les dispositions visant à réduire la constructibilité plus loin des noyaux urbains ne prévoient pas de reclassements à la baisse, qui restent une décision communale. Le droit de préemption sera strictement limité, en priorisant l’intérêt public sans entraver les initiatives privées.

Malgré l’absence des études, la commission respecte son calendrier et prévoit de déposer le projet de loi fin septembre ou début octobre, pour approbation avant la fin de la législature. Un rapport évoquait une préparation d’ici décembre pour anticiper d’éventuelles élections anticipées.

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