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Politique·

Le Raonador del Ciutadà andorran alerte sur une hausse de 38,5 % des plaintes

Le bureau rapporte 424 plaintes en 2025, contre 306 en 2024, dues à une croissance rapide dépassant les services publics en santé, éducation, logement et mobilité. Les plaintes logement chez jeunes et résidents bondissent de 155,5 %

Points cles

  • 424 plaintes en 2025, +38,5 % vs 306 en 2024, liées à la croissance démographique et économique
  • Plaintes administration publique : 179 (44 %), +86 % ; logement : 69, +155,5 %
  • Pénuries en spécialistes santé, enseignants, bus face à une infrastructure inégale
  • Appels à mesures court terme et réformes long terme pour équilibrer population, économie, services

**Le Défenseur du citoyen andorran alerte sur la hausse des plaintes signalant une tension sur les services publics**

Le Raonador del Ciutadà, Xavier Cañada, a mis en lumière une forte augmentation des plaintes reçues en 2025, signe de pressions croissantes sur les services publics dans un contexte de croissance économique et démographique rapide. Dans son rapport annuel d'activité, Cañada indique que son bureau a traité 424 plaintes l'an dernier, en hausse de 38,5 % par rapport aux 306 de 2024. Cette augmentation révèle un déséquilibre où l'expansion de la population et de l'économie a dépassé les améliorations dans des secteurs clés comme la santé, l'éducation, la mobilité et le logement.

Les plaintes liées à l'administration publique arrivent en tête avec 179 cas, soit 44 % du total et une augmentation de 86 % par rapport à l'année précédente. Les problèmes de logement ont connu la progression la plus spectaculaire, passant de 27 à 69 plaintes, soit une hausse de 155,5 %. De nouveaux cas concernent des ressortissants andorrans, souvent des jeunes, et des résidents de longue date en difficulté pour trouver un logement abordable. Cañada avertit que privilégier le rôle économique du logement au détriment de sa fonction sociale risque d'accroître l'inquiétude publique, surtout avec le dégel des prolongations de baux prévu l'an prochain.

Cañada recense 45 plaintes – environ 10 % du total – comme des signaux précoces de services publics débordés. Elles portent sur des pénuries de spécialistes comme les gynécologues en été, un nombre insuffisant d'enseignants dans certaines écoles, des bus trop rares et le bruit lié aux embouteillages. Il s'interroge sur un possible début d'épuisement systémique ou sur des problèmes isolés, mais les relie à une croissance inégale : nouveaux hôtels, équipements de loisirs et investissements étrangers ont fait grimper la population, sans que les infrastructures publiques suivent le rythme.

À l'image d'un tabouret à trois pieds – population, économie et services –, Cañada insiste sur le retard du troisième pied, qui déstabilise l'ensemble. Il appelle à une double approche : des mesures à court terme pour corriger les failles du modèle actuel, même si elles sont difficiles, afin d'éviter des chocs brutaux ; et des réformes structurelles à long terme.

Le rapport signale aussi des préoccupations persistantes sur les retards judiciaires et, en matière d'immigration, des risques de conflit entre les réformes de 2025 et les protections constitutionnelles pour l'unité familiale et les droits des enfants. Les plaintes liées à l'enfance ont augmenté de 69 % à 22 cas. Environ 60 mineurs non accompagnés ont été recensés, un niveau similaire à 2024.

Cañada appelle à un suivi renforcé pour rétablir l'équilibre et prévenir des tensions chroniques.

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