Conseil paroissial d’Encamp approuve étude sur capacité maximale pour croissance durable jusqu’en 2035
Le conseil a validé des ressources suffisantes pour la croissance démographique, sur la base d’un rapport gouvernemental. Il prévoit l’absence de tensions sur les services ou infrastructures, grâce à une planification proactive et des investissements, tout en notant des recommandations d’améliorations.
Points cles
- Encamp est la première paroisse à approuver l’étude confirmant l’absence de limites infrastructurelles jusqu’en 2035.
- L’étude évalue eau, énergie, mobilité, déchets et équipements ; recommande énergies renouvelables et suivi.
- Cònsol Major Laura Mas crédite des années d’investissements ; pas de changements au POUP.
- Opposition appelle à une analyse nationale face aux risques climatiques malgré les données positives.
Le conseil paroissial d’Encamp a approuvé jeudi son étude sur la capacité maximale d’accueil, confirmant des ressources suffisantes pour absorber la croissance démographique prévue sur la prochaine décennie sans goulots d’étranglement infrastructurels ni tensions sur les services.
Le conseil est devenu la première paroisse à accorder une approbation définitive après avoir reçu le rapport contraignant du gouvernement le 3 juin, qui a validé les conclusions. Obligatoire pour toutes les paroisses en 2023, l’étude évalue l’approvisionnement en eau potable, les infrastructures énergétiques, la mobilité, le traitement des eaux usées, la gestion des déchets, l’occupation des sols et les équipements publics. Elle prévoit l’absence de limites de capacité jusqu’en 2035, y compris avec les données actualisées pour 2024 et 2025, tout en recommandant d’accélérer l’adoption des énergies renouvelables et les améliorations de la gestion des déchets.
La Cònsol Major Laura Mas a salué l’étude comme un outil prospectif au-delà d’un simple instantané actuel. Elle a attribué ces résultats à des années de planification, d’investissements soutenus, d’entretien des infrastructures et de supervision technique, incluant un nouveau modèle urbain introduit en 2019. « Toutes les recommandations et les investissements réalisés au fil des ans renforcent cette confiance dans une croissance urbaine durable », a déclaré Mas. Les indicateurs positifs signifient qu’aucun changement n’est nécessaire au POUP (Partial Urban Planning Ordinance) d’Encamp. Le conseil transmettra désormais l’étude au Conseil général et à la Commission d’urbanisme et de croissance durable pour informer d’éventuelles réformes de la loi sur les sols.
Le rapport du gouvernement inclut des recommandations obligatoires, telles que le renforcement des systèmes de suivi des données et la révision périodique des projections face aux impacts du changement climatique. Mas a confirmé que celles-ci guideront les travaux futurs.
La conseillère de l’opposition Marta Pujol a soutenu l’approbation pour les données objectives qu’elle fournit sur la planification et les investissements, mais a souligné ses limites. Elle a noté que les auteurs de l’étude avaient reconnu des facteurs non quantifiables comme les effets climatiques futurs et les risques naturels. « Nous sommes favorables à l’application des recommandations et pensons qu’elles devraient aller encore plus loin », a déclaré Pujol. Elle a plaidé pour une analyse au niveau national plutôt que par paroisse pour obtenir une vision complète des capacités de l’Andorre.
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