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Politique·

La ministre de la Justice andorrane dévoile des réformes contre les abus des avocats de garde

Le projet de loi d’Ester Molné permet aux avocats de refuser les demandes infondées, économisant l’argent public. Il modernise aussi les effectifs, budgets et procédures du CSJ pour plus d’efficacité.

Points cles

  • Les avocats de garde peuvent refuser les cas manifestement infondés avec motivation légale, recours au CAA.
  • Répond aux abus comme des créances prescrites épuisant les listes et gaspillant les fonds publics.
  • Nouveau statut pour le personnel CSJ, abrogeant la loi de 20 ans.
  • Mise à jour des budgets, promotions et procédures judiciaires pour l’efficacité.

La ministre de la Justice Ester Molné a présenté ce matin le projet de loi sur le personnel du Conseil supérieur de la Justice (CSJ), introduisant des réformes pour limiter les abus dans le système des avocats de garde et améliorer l'administration judiciaire.

Un changement clé permet aux avocats de garde de refuser les affaires jugées manifestement infondées ou hors cadre légal, répondant aux règles actuelles qui obligent le Barreau d’Andorre (CAA) à assigner des avocats quel que soit la viabilité de la demande. Les avocats doivent motiver légalement leur refus, après quoi les clients peuvent faire appel au CAA. Si l’association confirme le rejet, un recours administratif supplémentaire reste possible.

Molné a cité des exemples comme des créances prescrites au bout de trois ans, telles qu’une facture de garagiste datant de plus de trois ans, voire dix ans. Elle a souligné des cas extrêmes, dont un individu qui a déposé tant de demandes infondées qu’il a épuisé la liste des avocats de garde, créant des conflits pour tous les avocats disponibles et bloquant le système.

« Cette mesure répond à un abus manifeste qui gaspille les ressources publiques », a déclaré Molné, insistant sur le fait que l’argent des contribuables ne doit pas financer des actions inutiles.

Le projet de loi englobe des mises à jour plus larges. Il instaure des régimes de personnel distincts : le personnel de l’administration de la justice suivra la loi sur la Fonction publique avec des ajustements spécifiques au CSJ comme les horaires, tandis que le personnel du CSJ obtiendra son propre statut. Cela abroge la loi sur la Fonction publique de l’administration de la Justice, vieille de plus de 20 ans.

Les rôles budgétaires seront clarifiés, le CSJ et le ministère de l’Intérieur et de la Justice gérant chacun leur part. Les dispositions restantes de la Loi transitoire sur les procédures judiciaires seront intégrées à la Loi qualifiée de Justice, affinant les procédures urgentes et la mobilité des juges, procureurs et batlles. Les procédures de promotion au statut de magistrat seront également actualisées.

Les réformes visent une gestion efficace des ressources sans distinguer les avocats de garde de l’aide juridictionnelle gratuite pour les indigents.

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