Les sociaux-démocrates andorrans exigent l'arrêt des révocations de permis liées à des mineurs
Les dirigeants de l'opposition PS dénoncent les règles strictes de la loi 5/2025 qui menacent d'expulser des travailleurs pour enfants sans papiers, réclamant suspensions urgentes et réformes pour protéger familles et économie.
Points cles
- Le PS appelle à suspendre immédiatement les annulations de permis liées à des enfants irréguliers.
- Examen individuel des cas tenant compte de l'intégration scolaire et régularisation temporaire.
- Critique de la loi 5/2025 pour atteinte rétroactive aux droits des enfants en pleine pénurie de main-d'œuvre.
- Exigence de données sur ~30 cas ouverts sous peine d'actions parlementaires.
Le Partit Socialdemòcrata (PS) a appelé le gouvernement andorran à suspendre immédiatement les procédures de révocation des permis de travail et de séjour liés à des enfants mineurs en situation irrégulière, tout en exigeant un examen des politiques de regroupement familial.
Le président du PS Pere Baró, également vice-président du groupe parlementaire socialdémocrate, et le membre du comité exécutif Gerard Alís ont exposé ces demandes lors d’une conférence de presse mardi matin. Ils ont critiqué l’absence de feuille de route migratoire claire du gouvernement, arguant que les récentes modifications introduites par la loi 5/2025 — via un projet de loi omnibus — risquent de violer les droits des enfants et s’appliquent rétroactivement à des cas auparavant tolérés.
Baró a listé cinq mesures clés : une suspension immédiate de toutes les procédures d’annulation en cours ; un examen individuel des cas tenant compte de facteurs tels que l’intégration scolaire ; un parcours clair de régularisation temporaire pour les mineurs concernés ; des révisions de la loi si nécessaire pour protéger les intérêts des enfants ; et une publication publique des données sur les cas ouverts, les familles et les mineurs impliqués, adressée au chef du gouvernement Xavier Espot ou à l’autorité compétente.
Alís a souligné le besoin d’immigration en Andorre pour pallier les pénuries de main-d’œuvre et l’un des taux de fécondité les plus bas d’Europe, insistant sur le fait que les travailleurs doivent pouvoir construire une vie familiale. Il a cité le Raonador de Ciutadà estimant une trentaine de cas ouverts susceptibles d’entraîner des expulsions familiales, malgré un discours prônant une Andorre accueillante. « On ne peut pas défendre une Andorre accueillante dans les discours et appliquer l’exclusion par des dossiers administratifs », a déclaré Baró.
Les dirigeants ont mis en avant les risques pour les enfants scolarisés et les professionnels qualifiés, appelant à un équilibre entre contrôles et besoins économiques. Ils ont noté l’impact des règles sur les résidents de longue date et réclamé un réexamen des critères économiques du regroupement familial.
Le PS a donné au gouvernement un délai court pour publier volontairement ces chiffres, menaçant sinon de questions parlementaires ou de demandes d’informations. Aucune réponse n’est venue de l’exécutif.
Articles lies
Autres articles de sources catalanes sur le meme sujet :
- El Periòdic•
El PS exigeix aturar els expedients d’anul·lació de residència i treball i revisar la política de reagrupament
- Bon Dia•
El PS exigeix aturar les anul·lacions de residència per fills en situació irregular
- Altaveu•
El PS denúncia que els criteris de reagrupament dificulten l'arribada de mà d'obra
- Diari d'Andorra•
El PS reclama a Govern revisar els criteris de reagrupament familiar