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Politique·

Le ministre espagnol des Affaires étrangères appelle à des mécanismes permanents aux frontières avec Andorre

Lors de sa première visite dans la principauté, José Manuel Albares a plaidé pour des solutions durables sur la fraude des travailleurs et les tensions sur les services, tout en signant des accords sur la criminalité, la culture et la diplomatie.

Points cles

  • Albares a rencontré les dirigeants andorrans pour discuter mobilité, infrastructures, frontières et logement.
  • Il prône des mécanismes stables comme le GEIE et un comité permanent.
  • Accords signés sur les produits criminels, échanges culturels et formation diplomatique.
  • Soutien à l’accord UE d’Andorre, avec mesures contre les faux travailleurs et liens éducatifs.

Le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares, a appelé à la mise en place d’instruments permanents pour garantir une coopération transfrontalière continue avec Andorre, lors de sa première visite officielle dans la principauté lundi.

Albares s’est entretenu avec le chef du gouvernement Xavier Espot et la ministre des Affaires étrangères Imma Tor pour discuter des défis incluant la mobilité, les infrastructures, les passages frontaliers et les pressions sur le logement dans des zones comme La Seu d’Urgell. Il a plaidé pour des mécanismes de dialogue stables impliquant plusieurs administrations, en citant des outils comme le Groupement européen de coopération territoriale — lié au projet Tramvalira —, la stratégie de coopération transfrontalière et un éventuel comité permanent.

Le ministre a insisté sur l’inclusion de la Generalitat de Catalunya et des municipalités voisines aux côtés des deux gouvernements. Tor a qualifié les échanges sur la circulation fluide aux frontières de « très constructifs », sans que de projets spécifiques ne soient détaillés. Albares a présenté la frontière comme une zone d’« accueil, de coopération et de prospérité partagée » à travers les Pyrénées, exhortant à utiliser les cadres de coopération européens pour répondre aux besoins communs.

Les discussions ont également porté sur les faux travailleurs frontaliers. Tor a exposé les mesures andorranes, incluant des contrôles, des dossiers et des révocations de permis pour limiter la résidence aux travailleurs légitimes. Albares a salué ces efforts et affirmé une « coopération absolue ».

Trois accords ont été signés : l’un sur le partage des produits des infractions pénales, un autre pour des échanges culturels et la promotion de la lecture via l’Institut Cervantes, et un troisième sur la formation diplomatique et consulaire. Ces accords ouvrent la voie à des événements conjoints dans le monde via les instituts Cervantes et les missions andorranes.

Tor a décrit l’Espagne comme le principal partenaire économique et stratégique d’Andorre, où résident environ 21 000 Espagnols. Albares a mis en avant les liens éducatifs, environ 70 % des étudiants universitaires andorrans étant en Espagne, dont beaucoup en Catalogne.

Il a exprimé son soutien à l’accord d’association d’Andorre avec l’UE, qui renforcerait la prospérité mais accroîtrait les besoins en gestion frontalière. Un protocole, soutenu par la France, exemptera Andorre du système d’entrée/sortie de l’UE.

Aucune précision n’a émergé sur les instruments permanents proposés au-delà de ces initiatives.

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