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Politique·

Le plan migratoire de l’Alt Urgell met en lumière les échecs de l’intégration de la diversité religieuse

Rapport comtal alerte sur l’islamophobie institutionnelle, les obstacles administratifs aux lieux de culte et les libertés religieuses inégales qui alimentent le rejet public.

Synthese a partir de :
Bon Dia

Points cles

  • La diversité religieuse n’est pas reconnue structurellement, entraînant le rejet de lieux de culte comme la mosquée d’Oliana.
  • Obstacles administratifs, vetos informels et islamophobie institutionnelle sapent la liberté religieuse.
  • Appel à des critères d’autorisation clairs, un accès non discriminatoire et la fin du contrôle sélectif des musulmans.
  • Éloges aux initiatives communautaires mais critique de la faible implication des migrants dans les associations locales.

Un nouveau plan comtal sur la citoyenneté et les migrations met en évidence des lacunes importantes dans la prise en compte de la diversité religieuse en Alt Urgell, avertissant que l’absence d’intégration systémique alimente le rejet public des lieux de culte et mine la liberté de religion dans la pratique quotidienne.

La section N37 du *Pla Comarcal de Ciutadania i Migracions*, préparé par le cabinet de conseil La Perifèrica pour le Consell Comarcal de l’Alt Urgell, indique que la diversité religieuse n’est pas reconnue structurellement comme une composante normalisée de la société. Il note un « rejet ou une méfiance » envers la création de lieux de culte, comme la mosquée projetée à Oliana, souvent motivés par l’ignorance et les préjugés. Le plan identifie des échecs ou négligences au niveau local en matière de droits à la liberté religieuse, incluant des obstacles administratifs, des excuses techniques répétées et des vetos informels de la part d’officiels, de propriétaires ou de personnel chargé des autorisations.

Ces pratiques, argue le document, rendent la liberté religieuse conditionnelle et inégalement appliquée selon les confessions. Il appelle à un accès non discriminatoire aux lieux de culte, à des critères clairs pour l’octroi de droits d’usage, la gestion des espaces publics et le traitement des licences. Le rapport presse également de prendre des mesures pour prévenir la criminalisation et le contrôle sélectif des communautés musulmanes et de leurs leaders, notamment par les unités de sécurité, ce qui érode la confiance et la cohésion sociale en l’absence de preuves objectives.

L’islamophobie institutionnelle figure en bonne place dans la critique, apparaissant dans les procédures municipales comme les inspections et les processus d’autorisation. Tout en saluant les initiatives portées par les communautés – telles que le groupe musulman d’Oliana, un réseau d’entraide à La Seu d’Urgell et l’Union du Logement –, le plan déplore la faible implication des migrants dans les associations locales en raison d’un manque d’information ou de dynamiques fermées. Il critique également les politiques culturelles pour leur manque d’inclusivité.

Ces conclusions interviennent dans un contexte d’engagement récent des autorités. Le 20 décembre dernier, le conseiller à la Justice et à la Qualité démocratique, Ramon Espadaler, s’est rendu à La Seu d’Urgell, incluant une rencontre à l’Oratoire islamique de la ville avec le président de la communauté Ahmed Kallouch et les membres du conseil. Les discussions ont porté sur les contributions de la communauté musulmane à la cohésion sociale, au dialogue interculturel et aux initiatives de respect mutuel.

Le plan complet est disponible sur le site du Consell Comarcal de l’Alt Urgell.

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Sources originales

Cet article a ete agrege a partir des sources catalanes suivantes :