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Politique·

L'ancien enfant soldat Nzita rencontre le chef du gouvernement andorran pour l'anniversaire de la protection de l'enfance

L'activiste congolais Junior Nzita Nsuami a rencontré le chef du gouvernement andorran pour marquer le premier anniversaire de la campagne ONU, en proposant une conférence mondiale sur la jeunesse.

Synthese a partir de :
Diari d'AndorraBon DiaEl PeriòdicAltaveu

Points cles

  • Nzita a rencontré Xavier Espot pour commémorer l'anniversaire d'un an de la campagne ONU « Prove it matters »
  • Proposition d'une Conférence mondiale sur la jeunesse et la prévention des enfants soldats en oct. 2026 à Genève avec 10 000 participants
  • Centre de formation professionnelle à Mbanza-Ngungu (RDC) pour la réintégration des jeunes affectés par les conflits
  • Nzita, enlevé à 12 ans et libéré en 2006, a fondé Paix pour l'Enfance et milite depuis le Canada

Junior Nzita Nsuami, activiste congolais et ancien enfant soldat qui a fondé Paix pour l'Enfance, a rencontré jeudi le chef du gouvernement andorran Xavier Espot pour marquer le premier anniversaire de la campagne « Prove it matters » des Nations unies, cosponsorisée par Andorre et Malte.

Lors de cette courte visite, Nzita – accompagné de Mounira Van Buel Amdouni, présidente de l'ONG – a présenté deux projets. Le premier est la Conférence mondiale sur la jeunesse et la prévention du recrutement d'enfants soldats, prévue à Genève du 1er au 3 octobre 2026, avec pour objectif de mobiliser 10 000 jeunes dans le monde pour promouvoir une culture de la paix. Le second est un centre de formation professionnelle à Mbanza-Ngungu, en République démocratique du Congo, axé sur la réintégration sociale et professionnelle des jeunes affectés par les conflits armés, via une formation technique et un soutien psychosocial.

Cette rencontre s'inscrivait dans la tournée diplomatique internationale de Nzita pour promouvoir la protection de l'enfance dans les zones de guerre. Espot et Nzita s'étaient déjà rencontrés le 11 mars 2025 à Genève lors du lancement de la campagne, piloté par le Bureau de la Représentante spéciale du secrétaire général pour les enfants et les conflits armés. Espot a salué le témoignage personnel de Nzita comme un modèle de résilience et d'engagement pour les enfants en danger, soulignant l'engagement constant de la politique étrangère andorrane sur ce sujet, y compris une collaboration de longue date avec le bureau de l'ONU.

Dans son discours de septembre à l'Assemblée générale de l'ONU, Espot a décrit l'expérience de Nzita – enlevé à 12 ans en 1996 près de Goma par des combattants de l'Alliance des Forces Démocratiques pour la Libération du Congo-AFDL, et contraint à servir pendant une décennie – comme un rappel brutal au milieu des progrès modernes que les enfants subissent encore les horreurs de la guerre. Né en 1984, Nzita a étudié en secret pendant sa captivité à partir de 2000 et a fondé Paix pour l'Enfance en 2010 après sa libération en 2006 via la Commission nationale de désarmement, démobilisation et réintégration. Installé au Canada dans la fin de la trentaine, il mène un plaidoyer pour éviter à d'autres de subir un tel traumatisme, contrairement au parcours de certains anciens camarades.

Nzita a remercié Andorre pour son soutien, notant que le discours d'Espot à l'ONU avait eu un fort impact positif sur la jeunesse. Il a ensuite tenu des discussions avec la ministre des Affaires étrangères Imma Tor et son équipe sur la coopération technique et l'élargissement des partenariats mondiaux.

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