Andorre teste des boutons de sécurité portables pour les victimes de violences basées sur le genre
Gouvernement, police et entreprise Grup Menta lancent un pilote de boutons discrets qui envoient la localisation et un audio continu à la police pour accélérer les interventions.
Points cles
- Bouton portable lié à une app smartphone et à la salle de commandement policier pour accélérer les réponses d’urgence.
- Activation envoie géolocalisation immédiate et clips audio de 10 secondes successifs jusqu’à intervention.
- Grup Menta fournit les appareils gratuitement ; distribués uniquement à des femmes évaluées à risque moyen/élevé par le SAVVG (11 éligibles initialement).
- Alertes traitées comme incidents réels, surveillées 24/7, suivi avec SAVVG ; utilisatrices identifiées par code pour l’anonymat.
Le gouvernement andorran, la police et l’entreprise privée Grup Menta ont signé un accord de coopération pour tester des boutons de sécurité portables discrets destinés aux victimes de violences basées sur le genre. Ce petit appareil se connecte à une application smartphone et directement à la salle d’information, de coordination et de commandement de la police pour accélérer les réponses et renforcer la protection.
Lorsqu’une utilisatrice appuie sur le bouton, une alerte avec sa géolocalisation est envoyée immédiatement au centre de commandement policier. L’activation déclenche automatiquement un enregistrement audio de 10 secondes transmis à la salle de commandement ; le système envoie ensuite un nouveau clip audio de 10 secondes et une localisation mise à jour toutes les dix secondes jusqu’à l’intervention des agents. La police indique que ce flux audio continu permet aux victimes de fournir des informations supplémentaires sans avoir à sortir leur téléphone.
Les alertes reçues via le système sont traitées comme des incidents réels et la patrouille la plus proche est dépêchée selon le protocole standard, même en cas d’activation accidentelle. Le service sera surveillé 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, et la police prévoit d’effectuer des tests fonctionnels mensuels avec les utilisatrices pour vérifier le bon fonctionnement du système.
Grup Menta fournit les appareils et les logiciels nécessaires gratuitement dans le cadre de cette initiative public-privé. Pour protéger l’anonymat, les bénéficiaires sont identifiées auprès de la police par un code et non par leur nom. Une fois l’intervention policière terminée, l’incident est enregistré et la police ainsi que le Service d’accueil des victimes de violences basées sur le genre (SAVVG) — avec d’autres services concernés si nécessaire — assurent un suivi avec la femme.
L’accès à l’appareil est limité aux femmes suivies par le SAVVG et évaluées à un niveau de risque moyen ou élevé selon l’outil d’évaluation des risques RVD-BCN. Les critères d’attribution tiennent également compte de facteurs tels que la présence en hébergement SAVVG ou l’existence de mesures de protection ou d’ordonnances de restriction ; la cohabitation avec l’agresseur n’est pas une exclusion automatique. Les femmes doivent être informées du système, donner leur consentement éclairé et accepter les conditions d’utilisation avant la remise d’un bouton. Les autorités indiquent que 11 femmes remplissent actuellement les critères pour recevoir l’appareil dans la phase initiale.
Les détails pratiques fournis par les autorités précisent que l’appareil est discret et portable ; sa batterie dure environ un an et sera remplacée après une dizaine de mois pour garantir son fonctionnement continu. Le pilote sera présenté à la Commission nationale pour la prévention des violences basées sur le genre — qui regroupe des représentants du parquet, des tribunaux et de la police — pour examen des protocoles de coordination et opérationnels avant toute extension.
L’accord a été signé par la secrétaire d’État à l’Égalité et à la Participation citoyenne Mariona Cadena, le secrétaire d’État à l’Intérieur Joan León, et Filipa Fernandes pour Grup Menta. Les responsables soulignent que l’utilisation du bouton est volontaire et constitue une couche supplémentaire de protection dans une politique plus large de prévention, de protection et de soutien aux victimes. Les autorités indiquent également travailler à l’harmonisation des rapports de données connexes conformément aux recommandations internationales.
Sources originales
Cet article a ete agrege a partir des sources catalanes suivantes :
- Diari d'Andorra•
Dones maltractades en perill podran alertar la policia activant un botó
- Bon Dia•
Violència de gènere: més protecció per a les víctimes
- El Periòdic•
Més control sobre l’agressor, menys centralitat en la víctima
- Bon Dia•
Botons de seguretat per a víctimes de violència de gènere
- El Periòdic•
El botó podria assignar-se, inicialment, a 11 dones en seguiment pel SAVVG que presenten un nivell de risc mitjà o alt
- ARA•
Botó de seguretat per a les víctimes de violència de gènere
- Diari d'Andorra•
Les víctimes de violència de gènere podran tenir un botó de seguretat connectat a la policia
- Altaveu•
Andorra incorpora els botons de seguretat per protegir més a les víctimes de violència de gènere