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Politique·

Le Premier ministre andorran clôt le débat sur l'effigie du carnaval d'Encamp avec étoile de David, dément l'antisémitisme

Espot évoque la réunion de l'ambassadeur avec Israël, la lettre d'excuses d'Encamp à la communauté juive et l'acceptation par l'ACIV que l'erreur de l'étoile de David n'avait pas d'intention antisémite, appelant à la désescalade dans la paroisse diverse.

Synthese a partir de :
Diari d'AndorraBon DiaEl PeriòdicARAAltaveu

Points cles

  • Espot qualifie l'effigie d'« erreur » sans intention antisémite, appelle à clore l'affaire après réunion diplomatique à Paris.
  • La Commission des Fêtes d'Encamp précise que la satire visait Netanyahu personnellement, non les Juifs.
  • Le groupe juif local ACIV accepte la lettre d'excuses, la traduit pour apaiser les inquiétudes mondiales et éviter les boycotts.
  • Indignation initiale d'Israël et de France sur des allégations d'« antisémitisme horrible » désormais désescaladée.

Le Premier ministre Xavier Espot a réaffirmé que la controverse autour de l'effigie de carnaval d'Encamp représentant le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ornée d'une étoile de David, était une « erreur » qui a suscité de la confusion mais sans intention antisémite. S'exprimant jeudi après une réunion du Conseil des ministres à Pas de la Casa, Espot a appelé à clore l'affaire, citant les clarifications suffisantes de la Commission des Fêtes d'Encamp et les efforts diplomatiques en cours.

Espot a détaillé une réunion mardi à Paris entre l'ambassadrice d'Andorre en France, Ester Rabassa, et le chargé d'affaires d'Israël. Cette rencontre, liée au transfert de la représentation diplomatique andorrane de Madrid à Paris, a permis à Rabassa de prendre ses distances avec l'effigie, de fournir du contexte et de réaffirmer l'opposition du gouvernement à l'antisémitisme, au racisme ou aux attaques contre les religions et les peuples. Il a souligné la déclaration de la commission selon laquelle la figure visait un politicien spécifique, et non les Juifs ou les Israéliens en général, bien que sa représentation ait pu prêter à confusion.

La Cònsol Major d'Encamp, Laura Mas, s'exprimant mercredi après une session du conseil, a défendu la tradition du carnaval d'irrévérencieuse satire politique tout en reconnaissant l'utilisation de l'étoile de David comme une erreur de la commission dirigée par des jeunes. Elle a condamné toute haine, exprimé des regrets pour l'offense causée – en particulier à cause d'images sur les réseaux sociaux sorties de leur contexte montrant des armes factices et la pendaison – et noté leur retrait rapide. Mas a clarifié que la suite prévue était une lettre personnalisée à l'Associació Cultural Israelita de les Valls d'Andorra (ACIV), et non une publication publique, et appelé à la désescalade dans la communauté diverse d'Encamp.

L'ACIV a accepté cette lettre jeudi, le président Isaac Benchluch déclarant que la communauté n'avait jamais douté des bonnes intentions et considérait désormais l'affaire réglée localement. Le document admettait l'utilisation inappropriée du symbole qui avait suscité une « colère compréhensible » et des interprétations non intentionnelles, rejetait la haine ou la violence, contextualisait les accessoires comme traditionnels, et s'engageait au respect de toutes les confessions. Benchluch a noté qu'une image personnalisée de Netanyahu serait restée dans les normes satiriques sans offenser plus largement, et que l'ACIV traduit la lettre pour les groupes juifs internationaux afin d'apaiser les réactions à l'étranger et d'éviter des boycotts.

Les premières réactions indignées incluaient celles du porte-parole de l'ambassade d'Israël à Paris, Hen Feder, qualifiant les scènes d'« antisémitisme horrible » évoquant un sombre passé, et du responsable régional de la CRIF en France, Franck Touboul, menaçant de boycotts ou d'actions judiciaires. Le ministère israélien des Affaires étrangères avait ensuite condamné l'exposition comme une « normalisation de la haine ». Les responsables andorrans, dont le Síndic General Carles Ensenyat, qui avait qualifié les images de « dures » sans contexte, et le testament du carnaval d'Ordino soutenant les droits satiriques d'Encamp – moquant des figures comme Netanyahu, Poutine ou Espot – ont réagi rapidement. Aucune plainte formelle n'est parvenue aux autorités.

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Sources originales

Cet article a ete agrege a partir des sources catalanes suivantes :