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Politique·

Le chef du gouvernement andorran confirme une consultation publique sur l’accord d’association avec l’UE

Xavier Espot réaffirme les plans pour un vote public politiquement contraignant après ratification par l’UE, en soulignant la diversification économique et la jeunesse.

Synthese a partir de :
Diari d'AndorraEl PeriòdicAltaveu

Points cles

  • Consultation publique prévue après ratification par le Parlement européen, sans date fixée.
  • Accord permet l’accès au marché unique pour une concurrence égale, marchés publics et diversification au-delà du commerce de détail/tourisme/finance.
  • Avantages pour la jeunesse : études, travail, résidence dans l’UE, plus financements recherche.
  • Préserve la souveraineté andorrane, système fiscal, politique étrangère ; coût annuel 3 M€.

Le chef du gouvernement andorran, Xavier Espot, a réaffirmé vendredi à Barcelone qu’une consultation publique politiquement contraignante sur l’accord d’association avec l’UE est prévue, après ratification par le Parlement européen, bien qu’aucune date n’ait été fixée.

S’exprimant devant environ 200 étudiants, jeunes avocats et autres participants – dont beaucoup d’Andorrans – à l’événement « Andorre et l’Union européenne : Analyse juridique et politique de l’accord d’association », organisé par la Chaire d’études européennes Jean Monnet et l’European Law Students’ Association (ELSA) à l’Universitat Abat Oliba CEU, Espot et le secrétaire d’État aux Relations avec l’UE Landry Riba ont présenté les opportunités, garanties et défis du pacte. Espot l’a présenté comme la voie optimale pour préserver la position actuelle de l’Andorre tout en favorisant la diversification économique, la compétitivité et les perspectives pour la jeunesse. Il l’a inscrit dans un effort de modernisation à long terme, couvrant les gouvernements successifs indépendamment des sensibilités politiques, qui a permis au pays de dépasser sa dépendance au commerce de détail, au tourisme et à la finance.

Cela inclut des réformes fiscales, des accords sectoriels avec l’UE sur les douanes, les normes vétérinaires et la politique monétaire, des conventions contre la double imposition, et des mesures renforcées contre le blanchiment d’argent. L’accès au marché unique européen permettrait aux entreprises andorranes de concurrencer à égalité les opérateurs européens, de participer aux marchés publics, de surmonter les barrières techniques et de développer des industries à haute valeur ajoutée. Riba l’a qualifié d’« absolument vital » pour la diversification, permettant un alignement réglementaire pour des projets actuellement impossibles en Andorre.

Espot a mis l’accent sur les avantages pour la jeunesse, tels que des droits fluides d’études, de travail, de résidence et de retraite dans l’ensemble du marché unique, plus l’accès aux financements européens pour la recherche, l’innovation et les réseaux pour renforcer les secteurs à haute valeur ajoutée domestiques. L’accord implique l’adoption d’acquis européens spécifiques, la création de nouveaux organismes administratifs et des coûts annuels de mise en œuvre d’environ 3 millions d’euros. Espot a insisté sur le fait qu’il laisse intact l’identité, la souveraineté, le système fiscal, la politique étrangère et les contrôles frontaliers de l’Andorre.

Les questions du public ont porté sur la fiscalité (hors champ du pacte), la banque, les droits des travailleurs, les entreprises publiques comme FEDA et Andorra Telecom, et le logement. Espot a clarifié que le texte n’impose aucune restriction au logement, les politiques nationales restant intactes ; le gouvernement a construit un parc de logements locatifs publics de 500 unités à partir de zéro en quatre ans, et l’UE soutient des limites sur les achats immobiliers par les non-résidents.

Les prochaines étapes impliquent la finalisation par le Conseil de l’UE de la forme juridique et du contenu du texte, suivie de la signature, de l’approbation du Parlement européen, de la consultation andorrane et de la ratification par le Consell General. La session s’est ouverte avec le vice-recteur Juan Francisco Corona et s’est close avec le président d’ELSA Barcelone Miquel Ángel Català Gascón. Espot était accompagné de la ministre de la Jeunesse Mònica Bonell et de l’ambassadrice en Espagne Eva Descarrega.

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