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Politique·

Andorre célèbre le 33e anniversaire de sa Constitution au milieu des divisions sur la dépénalisation de l’avortement

Les dirigeants évoquent l’unité de la Constitution de 1993 lors d’une table ronde, en contraste avec les clivages parlementaires actuels sur l’avortement malgré les appels aux droits des femmes.

Synthese a partir de :
Diari d'AndorraBon DiaARAEl PeriòdicAltaveu

Points cles

  • Table ronde du 33e anniversaire opposant l’unité constitutionnelle de 1993 aux divisions sur l’avortement.
  • Macron appelle à des liens UE, croissance durable, droits complets des femmes ; Espot vise progrès discrets.
  • Débats divisés : dépénaliser médecins pour renvois/remboursements CASS vs exonérations femmes uniquement.
  • Société civile doute du projet de loi pré-été, exige actions au-delà de l’influence vaticane.

Les dirigeants andorrans ont célébré le 33e anniversaire de la Constitution de 1993 le 14 mars lors d’une table ronde, au cours de laquelle les participants ont évoqué ses origines au milieu des divisions parlementaires persistantes sur la dépénalisation de l’avortement.

L’événement du Conseil général, animé par Yvan Lira, a réuni les anciens syndics Albert Gelabert, Josep Dallerès et Vicenç Mateu, ainsi que l’ancien conseiller Jordi Mas. Ils ont décrit la rédaction entre 1989 et 1992 dans un contexte de réformes avortées, d’influence du président français François Mitterrand, de tensions paroissiales, de manifestations comme l’occupation de la Casa de la Vall, et de pressions du Conseil de l’Europe après une décision de la Cour européenne des droits de l’homme en 1986. Les intervenants ont salué l’unité transpartisane qui a produit le texte, la mettant en regard des divisions politiques plus vives d’aujourd’hui.

Le message du coprince français Emmanuel Macron a salué la réouverture de la route RN-20 avec des mesures environnementales renforcées, tout en appelant à des liens plus étroits avec l’UE, à une croissance durable et à la pleine reconnaissance des droits des femmes sous le titre II. Le chef du gouvernement Xavier Espot a qualifié ces remarques d’encouragement à travailler de manière constructive, confirmant la dépénalisation de l’avortement comme un défi restant. Il a souligné des progrès discrets aux côtés des avancées en matière d’égalité des genres au cours de la dernière décennie, en cherchant un équilibre au sein des institutions actuelles sans perturber le cadre de la coprincipauté.

Le coprince épiscopal Josep-Lluís Serrano Pentinat a insisté sur l’éducation, la formation, les partenariats pour le logement, les soins à domicile et les efforts contre l’isolement pour les générations futures. Le syndic général Carles Ensenyat a présenté la Constitution comme un rempart contre les menaces mondiales, soutenant l’implication dans l’UE et le rôle de la société civile.

Les débats parlementaires ont révélé des clivages persistants sur l’avortement. Cerni Escalé de Concòrdia a plaidé pour la dépénalisation des médecins comme des femmes, notant un élan en début de législature lié à une ouverture perçue du Vatican sous le pape précédent, qui s’est estompée depuis. Il a écarté les changements limités aux femmes comme inefficaces, faute de poursuites, et argué que la protection des médecins permettrait les renvois et d’éventuels remboursements par la CASS. Susanna Vela des Sociaux-démocrates a accueilli le regain d’intérêt, son parti préparant un amendement au Code pénal pour exonérer les femmes et exhortant la société civile à pousser pour des avancées. Jordi Jordana des Démocrates a affirmé la flexibilité de la Constitution pour les droits des femmes aux côtés de la protection de la vie, insistant sur leur compatibilité sans refonte.

La société civile a exprimé des doutes sur la promesse du ministre de l’Intérieur Ladislau Baró jeudi d’un projet de loi avant l’été. Laia Farré, présidente d’Acció Feminista, a déclaré que son groupe n’y croirait qu’en voyant le texte, citant un calendrier automnal précédent abandonné après des commentaires papaux, menant à un report indéfini. Elle a salué l’amendement de Vela mais exigé la dépénalisation des médecins pour les renvois, plus une prise en charge obligatoire par la CASS pour éviter les obstacles économiques, priorisant les Andorranes et le coprince français sur les positions du Vatican. Vanessa Mendoza, présidente de Stop Violències, a prévu des retards post-électoraux si le gouvernement reste au pouvoir, évoquant l’opposition épiscopale malgré le caractère interne de la question et l’aide de son groupe aux femmes cherchant des procédures à l’étranger via des canaux de l’ONU.

L’Unió Sindical d’Andorra a critiqué les lacunes en matière de logement, d’usage du catalan, de droits reproductifs et de règles européennes du travail, en renvoyant à un rapport de la Charte sociale européenne du Conseil de l’Europe.

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Sources originales

Cet article a ete agrege a partir des sources catalanes suivantes :