Andorre défend la « neutralité active » au lancement du volume sur les conflits pyrénéens
À la présentation SAC de *Conflictes bèl·lics al Pirineu*, la ministre des Affaires étrangères Imma Tor a invoqué des précédents historiques pour justifier la récente position d’Andorre.
Points cles
- La SAC a présenté *Conflictes bèl·lics al Pirineu* à Calones, à Andorre-la-Vieille.
- La ministre Imma Tor a défendu la « neutralité active » du gouvernement sur l’Ukraine et Gaza, citant des précédents historiques.
- Les contributeurs débattent de définitions variées de la neutralité, y compris ses limites aux différends hispano-français et un parallèle avec la non-belligérance franquiste.
- Les essais documentent des épisodes où les habitants ont dû financer des troupes et un cas de 1873 d’un financement privé d’un canon pour les carlistes.
L’Andorran Scholarly Association (SAC) a présenté *Conflictes bèl·lics al Pirineu*, un recueil de communications des XXIes Trobades Culturals Pirinenques, à Calones dans la capitale hier. La ministre des Affaires étrangères Imma Tor a profité de l’occasion pour défendre la « neutralité active » adoptée récemment par le gouvernement dans sa position officielle sur l’invasion de l’Ukraine et, dans une moindre mesure, sur l’occupation israélienne de Gaza.
Tor a argué que le concept de neutralité active n’est pas une invention récente mais qu’il a des précédents historiques dans la principauté. Les critiques qui estiment que le gouvernement a abandonné la neutralité traditionnelle d’Andorre pointent son alignement récent avec l’Ukraine et ses alliés européens ; Tor a cherché dans les essais du volume des exemples historiques qu’elle présente comme soutenant une tradition plus longue de neutralité pragmatique.
Les intervenants et contributeurs ont discuté de la manière dont la neutralité a été comprise différemment au fil du temps. Fiter et Rossell, par exemple, ont limité la neutralité aux différends entre l’Espagne et la France, considérant les applications internationales plus larges comme sans rapport. La présentation a aussi relevé un parallèle historique avec la « non-belligérance » de l’Espagne franquiste pendant la Seconde Guerre mondiale, quand l’Espagne a maintenu simultanément une neutralité formelle et envoyé la Division bleue sur le front de l’Est.
Les essais du livre documentent des moments où la neutralité andorrane a été façonnée par des pressions externes et des choix locaux. Meritxell Mateu relate des épisodes du XVIIe siècle dans lesquels des forces françaises et espagnoles sur le sol andorran ont contraint les habitants à couvrir des frais militaires. David Mas évoque un incident de 1873 où Dolors Camarlot, de la Casa Rossell, a financé personnellement un canon pour les forces carlistes qui occupaient la Seu.
Les organisateurs ont décrit *Conflictes bèl·lics al Pirineu* comme une source riche de preuves historiques sur la manière dont la neutralité andorrane a été pratiquée et interprétée à travers les différentes périodes.
Sources originales
Cet article a ete agrege a partir des sources catalanes suivantes :