Retour a l'accueil
Politique·

Andorre défend ses règles strictes de regroupement familial après le départ de 16 familles argentines

Le gouvernement insiste sur les seuils de revenus et les distinctions de quotas face aux plaintes de l’association Argentinos en Andorra concernant des demandes pour mineurs refusées.

Synthese a partir de :
Diari d'AndorraARA

Points cles

  • 16 familles argentines ont quitté Andorre après refus de regroupement pour mineurs en raison des règles d’entrée/sortie.
  • Les travailleurs sur quotas saisonniers n’ont pas droit au regroupement familial ; quotas généraux exigent des seuils économiques actualisés.
  • Les nouveaux seuils garantissent que le revenu couvre le coût de la vie en Andorre pour éviter une charge pour les finances publiques.
  • Le gouvernement exhorte les immigrés à se renseigner sur les lois de résidence avant de s’installer.

Le porte-parole du gouvernement andorran, Guillem Casal, a réaffirmé que les lois sur l’immigration en matière de regroupement familial doivent être respectées, en réponse aux plaintes de l’association Argentinos en Andorra concernant 16 familles argentines qui ont quitté le pays après le refus de leurs demandes pour mineurs, motivé uniquement par les réglementations d’entrée et de sortie.

Lors d’une conférence de presse après la réunion du Conseil des ministres, Casal a détaillé les principales distinctions des règles. Les travailleurs entrants sur quotas saisonniers n’ont aucun droit au regroupement familial, a-t-il souligné. Ceux sur quotas généraux peuvent en faire la demande mais doivent respecter les seuils économiques actualisés introduits cette législature pour garantir « une vie digne » aux membres de la famille. Les demandeurs doivent prouver un revenu suffisant pour couvrir le coût de la vie en Andorre, une mesure visant à empêcher l’administration de prendre en charge les proches des immigrés et d’alourdir les dépenses publiques.

L’association avait précédemment critiqué ces critères, notant les 16 cas où des familles sont parties après avoir échoué à se qualifier. Casal a rejeté les accusations d’une politique gouvernementale floue sur la migration et les spécificités du regroupement familial, estimant qu’il incombe aux individus de se renseigner sur les lois andorranes en matière de résidence et d’immigration avant de s’installer.

Partager l'article via