Andorre et Espagne s'accordent sur un accord frontalier évitant les contrôles EES systématiques dès 2026
Négociations débutant début 2026 pour des vérifications anticipées dans les bases Schengen préservant les inspections aléatoires et les déplacements transfrontaliers fluides, en phase avec le déploiement européen tout en répondant aux enjeux d'application de l'immigration.
Points cles
- Négociations dès début 2026 ; déploiement EES en avril 2026 avec contrôles aléatoires uniquement, sans files attendues.
- Vérifications anticipées en base Schengen pour permis de séjour ciblant séjours excessifs et menaces.
- Répression immigratoire andorrane : 1 452 contrôles depuis juillet, 11 révocations de permis de travail.
- Discussions sur liens UE, zones économiques, EGTC et invitation au sommet ibéro-américain.
L'Andorre et l'Espagne ont confirmé que des négociations bilatérales débuteront début 2026 pour mettre en place un accord de gestion frontalière dispensant le Principat des contrôles systématiques du système d'entrée/sortie (EES) à leur frontière commune, a annoncé le ministre espagnol des Affaires étrangères José Manuel Albares jeudi lors d'une réunion à Madrid avec son homologue andorrane Imma Tor.
L'accord, rendu possible par des discussions préalables au sein de l'UE, maintiendra des inspections frontalières aléatoires tout en passant à des contrôles de sécurité anticipés pour les permis de séjour via les bases de données Schengen. Ces vérifications visent les risques de séjour excessif et les menaces pour la sécurité publique, avec deux niveaux d'alerte : l'un pour les dépassements de séjour Schengen et l'autre pour des préoccupations sécuritaires plus larges. Les responsables ont souligné qu'aucune file d'attente ni perturbation du mouvement transfrontalier quotidien pour les résidents, travailleurs et touristes n'est attendue. L'Espagne lancera l'EES à la frontière andorrane en avril 2026, en cohérence avec l'échéance européenne du 9-10 avril, après avoir accédé à la demande andorrane de reporter un plan initial pour février. Ce calendrier évite les impacts sur le tourisme hivernal.
La ministre andorrane de l'Intérieur Ester Molné, s'exprimant vendredi devant les commissions parlementaires aux côtés de Tor, a détaillé des ajustements en matière d'immigration, dont des permis de travail provisoires pendant les vérifications UE prolongées – en attente d'approbation via des changements législatifs à venir. Les nationaux andorrans et résidents légaux restent exemptés de l'EES lors de leurs voyages dans l'UE, ce qui motive une campagne d'information avec des notes officielles aux pays pour éviter des problèmes aéroportuaires.
Les discussions à Madrid ont passé en revue des liens plus larges, Tor remerciant le soutien de l'Espagne à l'accord d'association de l'Andorre avec l'UE. Albares a réaffirmé l'engagement de Madrid pour un consensus sur son cadre juridique et a approuvé des projets transfrontaliers comme la zone économique spéciale d'Organyà comme outil contre la dépopulation. Les deux parties ont soutenu un regroupement européen de coopération territoriale (EGTC), l'Andorre envisageant l'implication de l'Occitanie ; Albares s'est engagé à un nouvel élan. Il a invité l'Andorre au sommet ibéro-américain de l'Espagne les 4-5 novembre 2026 et les deux côtés ont accueilli favorablement sa visite officielle potentielle l'an prochain pour sceller les accords en attente. L'ambassade andorrane à Madrid a organisé des événements pour la communauté locale et les diplomates.
Sur l'application des règles d'immigration, Molné a rapporté que 1 452 contrôles depuis juillet ont conduit à la révocation de 11 permis de travail pour « faux travailleurs frontaliers » – détenteurs de permis principalement employés à La Seu d'Urgell – avec 64 déclarations prises et 54 dossiers en cours. Ces mesures répondent aux pressions démographiques sur les voisins tout en maintenant les liens avec le gouvernement catalan et les autorités de La Seu d'Urgell. Des mesures plus larges incluent des quotas resserrés, restrictions de permis et protocoles de rapatriement pour les non-ressortissants UE aux statuts révoqués, à détailler dans des pactes bilatéraux avec l'Espagne et la France. Au 18 décembre, 4 445 autorisations avaient été délivrées contre 4 656 en 2024.
Sources originales
Cet article a ete agrege a partir des sources catalanes suivantes :
- Diari d'Andorra•
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- Diari d'Andorra•
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- ARA•
Els viatges per la UE d’andorrans i residents no estaran subjectes al control Entry/Exit
- Altaveu•
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- Altaveu•
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- ARA•
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- El Periòdic•
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- El Periòdic•
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- Diari d'Andorra•
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- ARA•
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- Altaveu•
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- Altaveu•
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- Diari d'Andorra•
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- El Periòdic•
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- Altaveu•
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- Diari d'Andorra•
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