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Politique·

Andorre approuve une hausse de 5,4 % du salaire minimum à 1 525 € et la convention ONU antic corruption

Le gouvernement andorran porte le salaire minimum 2026 à 1 525,33 € mensuels malgré 45 % d augmentations depuis 2019, ratifie la convention de Mérida contre la corruption, et.

Synthese a partir de :
Diari d'AndorraBon DiaAltaveu

Points cles

  • Salaire minimum +5,4 % à 1 525,33 €/mois (8,80 €/h) en 2026, basé sur 2x IPC, +45 % depuis 2019.
  • Approuve adhésion à la convention de Mérida ONU antic corruption, nécessite mises à jour du Code pénal pour responsabilité des personnes morales.
  • Dialogue en cours avec Saint-Siège pour dépénaliser avortement pour femmes sans légalisation complète.
  • Nouvelles règles pour dépôts légaux publications en ligne ; CTP cherche directeur Pyrénées.

Le Conseil des ministres d'Andorre a approuvé une hausse du salaire minimum à 1 525,33 € par mois pour une semaine de 40 heures en 2026, soit une augmentation de 5,4 % par rapport à l'année précédente. Le taux horaire passera à 8,80 €. Cette mesure fait suite à une hausse annuelle de 2,7 % de l'indice des prix à la consommation (IPC), l'ajustement étant basé sur le double de l'IPC et plafonné à 6 % pour aider à restaurer le pouvoir d'achat des ménages à faibles revenus.

Le porte-parole du gouvernement Guillem Casal a souligné que le salaire minimum a progressé de 45 % depuis 2019, passant de 1 050 € à plus de 1 500 €, qualifiant cette avancée de « plus que satisfaisante ». Sur les trois dernières années, il a augmenté de 18 % — le double de l'IPC annuel —, ce qui a entraîné une hausse de 8 % des salaires moyens contre 10,2 % pour l'IPC sur la même période. Le nouveau montant représente 58 % du salaire moyen, se rapprochant de l'objectif de 60 % fixé par la Charte sociale européenne. Les employeurs peuvent adapter en conséquence leurs autres grilles salariales.

Dans une étape clé de sa politique étrangère, le Conseil a formellement approuvé l'adhésion d'Andorre à la Convention des Nations unies contre la corruption — la convention de Mérida, adoptée à New York en 2003. Cette décision, confirmée dans un communiqué gouvernemental du 15 janvier 2026, vise à renforcer la lutte contre la corruption et à accroître la transparence institutionnelle. Casal a indiqué qu'elle consoliderait le cadre légal du pays. Si une grande partie de la législation andorrane est déjà conforme, des mises à jour du Code pénal sont nécessaires, comme l'introduction de la responsabilité pénale des personnes morales et des infractions pour corruption dans le secteur privé. Ces modifications feront partie d'une révision globale du Code pénal en cours de finalisation. La proposition et la ratification de la convention seront bientôt soumises au Conseil général pour approbation, puis aux coprinces, la convention entrant en vigueur trois mois après son dépôt auprès du secrétaire général de l'ONU.

Sur d'autres sujets, Casal a qualifié de « ouverte et active » la dialogue avec le Saint-Siège sur l'avortement, après de récentes déclarations du Vatican. Le gouvernement vise à supprimer les sanctions contre les femmes dans le Code pénal — sans aller jusqu'à une légalisation complète — tout en respectant l'équilibre constitutionnel andorran impliquant le président français et l'évêque d'Urgell. Les discussions avec les partis parlementaires se poursuivent en privé.

La Communauté de travail des Pyrénées (CTP) a lancé une recherche pour un nouveau directeur afin de promouvoir la collaboration entre Andorre, l'Espagne et la France. Rattaché au comité exécutif et en lien avec le secrétaire général, le poste supervise le programme POCTEFA, impulse la stratégie pyrénéenne, gère l'Observatoire du changement climatique et l'Unité de développement, et définit les politiques de croissance. Les candidatures doivent être déposées avant le 28 février.

Enfin, de nouvelles règles pour les dépôts légaux des publications en ligne ont été approuvées, en ligne avec la législation de l'an dernier. Supervisées par la Bibliothèque nationale et les Archives nationales, elles visent à préserver la mémoire culturelle numérique d'Andorre, selon Casal.

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