Andorre accuse la justice après la disparition d’un Géorgien condamné
La ministre de l’Intérieur affirme que les juges contrôlent le timing des peines et n’ont peut-être pas informé le ministère de la libération.
Points cles
- Le ministère de l’Intérieur affirme que les juges décident de l’exécution des peines et n’ont peut-être pas donné suffisamment d’avis de libération.
- Le Géorgien de 43 ans, extradé d’Arménie, est actuellement introuvable ; le ministère estime qu’il est « probablement déjà rentré chez lui ».
- Condamné pour vol de bijoux en 2019 et tentative de braquage en 2020 ; il restait 16 jours de peine, en partie remplacés par une expulsion de sept ans.
- Interdiction Schengen et placement inhabituel en pension ont compliqué le transit ; Andorre coordonnait avec l’Espagne mais il est parti avant le rapatriement.
Le ministère andorran de l’Intérieur et de la Justice a imputé la responsabilité de la disparition d’un ressortissant géorgien aux autorités judiciaires, affirmant que les juges déterminent la manière et le moment d’exécution des peines et « n’ont peut-être pas informé avec suffisamment d’anticipation » de la date de sa libération.
La ministre de l’Intérieur Ester Molné a déclaré qu’elle et son ministère « n’ont aucune nouvelle » du quadragénaire, extradé d’Arménie plus tôt ce mois-ci. Selon Molné, l’homme « est probablement déjà rentré chez lui ». Elle a défendu les actions du ministère, expliquant que la police ne pouvait pas le placer sous surveillance constante en raison d’une interdiction prononcée par le tribunal.
L’homme avait été condamné pour un vol de bijoux en 2019 — un prétendu vol d’une bague valant plus de 8 000 € — et une tentative de vol en 2020 visant une montre d’environ 21 000 €, des perles d’environ 1 400 € et des boutons de manchette de 500 €. Les autorités indiquent qu’il lui restait 16 jours de peine à purger à La Comella et qu’une partie de sa sanction devait être remplacée par une expulsion de sept ans, un élément que Molné a dit avoir pu compliquer les calculs sur la date exacte de fin de peine.
Une décision judiciaire avait placé l’ex-détenu dans une pension (maison d’hébergement) en attendant l’expulsion ; Molné a qualifié cette mesure d’« inhabituelle » mais s’est refusée à en commenter le bien-fondé, affirmant que l’évaluation des décisions judiciaires relève des tribunaux. Elle a aussi rejeté les allégations de détention illégale, qualifiant de « téméraires » de telles affirmations, et a réitéré qu’au stade atteint, il n’était plus légalement possible de le garder en détention.
L’affaire a été compliquée par une interdiction d’entrée dans l’espace Schengen pour cet homme. Les autorités espagnoles avaient averti Andorre que le Géorgien était interdit de Schengen, une notification qui a surpris les officiels andorrans car il avait été escorté à travers l’Espagne à son arrivée d’Arménie. Molné a indiqué qu’Andorre collaborait avec l’Espagne pour obtenir les autorisations nécessaires à sa rapatriement en Géorgie, mais avant que ces arrangements ne soient finalisés, l’homme est parti et a « court-circuité » le plan de transit.
Les médias locaux notent que l’homme avait de nombreuses condamnations antérieures, principalement pour vol et braquage, et une grave dépendance à la drogue, des éléments rendant inévitable le transit par les pays voisins. La police andorrane a lancé des recherches plus tôt ce mois-ci mais ne l’a pas encore localisé.
Molné s’est refusée à évaluer l’impact de l’affaire sur l’image d’Andorre, affirmant que de tels jugements relèvent des États voisins. Le ministère n’a fourni aucune information supplémentaire sur l’enquête en cours concernant sa disparition.
Sources originales
Cet article a ete agrege a partir des sources catalanes suivantes :