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Politique·

Politique andorran réclame des amendes plus lourdes pour promouvoir l'usage du catalan

Le leader de Concordia Cerni Escalé exige une application plus stricte de la loi linguistique andorrane face au déclin de l'usage quotidien du catalan, selon le gouvernement.

Synthese a partir de :
El Periòdic

Points cles

  • Escalé réclame des amendes plus strictes pour inverser l'érosion de l'usage quotidien du catalan, qu'il qualifie d'identité patriotique andorrane.
  • 78 plaintes sur 100 pour violations linguistiques en examen ; seules 2 amendes émises (1 200 € chacune à un hôtel et un restaurant).
  • Défis dans tourisme et commerce de détail ; citoyens souvent privés de services en catalan.
  • Gouvernement promeut le catalan via cours, échanges, 30 000 € de subventions cinéma ; seuls 20 % des nouveautés en catalan.

Cerni Escalé, leader du groupe parlementaire Concordia, a appelé jeudi à une application plus stricte de la loi linguistique andorrane, incluant des amendes plus lourdes, pour enrayer le déclin de l'usage quotidien du catalan.

S'exprimant lors de la session de contrôle du gouvernement au Consell General, Escalé a argué que l'usage social du catalan s'érode et a exhorté à un respect total des exigences de la législation. Il a qualifié la langue de « l'expression la plus patriotique que nous ayons et ce qui nous donne notre sentiment d'identité en tant que peuple ».

Cet échange faisait suite à une question de la conseillère de Concordia Maria Àngels Aché, qui a mis en lumière les écarts entre les solides protections linguistiques du pays et la pratique réelle. Elle a relevé des cas où les citoyens ne peuvent pas recevoir de services en catalan dans certains commerces, particulièrement dans les secteurs du tourisme et de la vente au détail. Aché a souligné que la sauvegarde du catalan doit inclure des initiatives d'intégration face à la croissance démographique.

La ministre de la Culture, de la Jeunesse et des Sports Mònica Bonell a répondu que le gouvernement applique la loi de manière déterminée. Elle a révélé environ 100 plaintes pour violations linguistiques, dont 78 encore en examen. Seules deux ont donné lieu à des amendes de 1 200 € chacune – une contre un hôtel et une contre un restaurant. Bonell a expliqué que les procédures privilégient la sûreté juridique, et que de nombreux dossiers échouent car les plaignants refusent de s'identifier. Les inspecteurs du commerce continuent de surveiller le respect de la loi.

Bonell a aussi détaillé les efforts de promotion, tels que des cours de langue, des échanges linguistiques en binôme et des informations pour les nouveaux arrivants sur leurs obligations linguistiques.

La discussion a porté sur les cinémas, où Aché a relevé que seules deux sorties sur dix sont projetées en catalan. Bonell a précisé que la programmation est gérée par les distributeurs et l'unique opérateur de cinéma du pays, et non par son ministère, bien que le gouvernement alloue 30 000 € par an pour subventionner les projections en catalan.

Carine Montaner, chef du groupe Andorra Endavant, a noté que les offres multilingues reflètent souvent la demande du public.

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