Hauts responsables andorrans exercent des pressions sur le personnel contre les contacts syndicaux au milieu de litiges
Des hauts fonctionnaires de l'administration générale andorrane décourageraient les employés de recourir au soutien syndical, selon un mémo de Sipaag.
Points cles
- Hauts responsables exercent des pressions sur le personnel pour éviter les contacts syndicaux sur des problèmes de travail.
- Mémo de Sipaag affirme la liberté syndicale comme droit constitutionnel, cite les lois anti-discrimination.
- Le syndicat conseille de demander des justifications écrites et de signaler les incidents avec détails.
- Tensions alimentées par des recours judiciaires sur reclassements de postes et préoccupations des employés.
Les tensions montent au sein de l'administration générale andorrane, où des hauts responsables exerceraient des pressions sur le personnel pour qu'il ne cherche pas le soutien syndical au milieu de litiges en cours, dont des recours judiciaires contre des reclassements de postes.
Le Sindicat del Personal Adscrit a l'Administració General (Sipaag) a diffusé un mémo interne mettant en lumière ces incidents, sans nommer d'individus ni de cas précis. Il souligne que la liberté syndicale est un droit constitutionnel s'imposant à toutes les autorités publiques. Le syndicat a cité des signalements récents d'instructions verbales ou de pratiques de fait dans certains départements décourageant ou bloquant les employés de contacter un syndicat pour des préoccupations liées au travail.
« Toute directive interne ou pratique qui entrave effectivement le contact avec un syndicat ou qui crée une crainte d'exercer ce droit est incompatible avec le cadre constitutionnel », affirme le mémo. Il renvoie à une législation de soutien protégeant contre les discriminations ou représailles pour activité syndicale.
Sipaag a détaillé des étapes pratiques pour le personnel confronté à de telles pressions : demander le règlement spécifique justifiant l'instruction, la réclamer par écrit si elle persiste — par e-mail, mémo ou ordre formel —, et signaler les détails au syndicat, incluant date, département, mode de communication, formulation exacte et témoins si disponibles. Cette approche, selon le syndicat, évite une escalade inutile tout en assurant un traitement rigoureux.
Le mémo présente les droits syndicaux non comme un privilège mais comme une garantie constitutionnelle permettant au personnel de se défendre de manière sécurisée et équitable. Il se termine par un appel à davantage d'adhésions pour renforcer la représentation, les conseils et le pouvoir de négociation collective.
Ces pressions proviennent en partie de décisions judiciaires remettant en cause des reclassements de postes, ainsi que de problèmes quotidiens touchant des employés individuels, alimentant un malaise généralisé dans l'administration. Sipaag n'a pas précisé l'ampleur ou les lieux exacts des coercitions signalées.
Sources originales
Cet article a ete agrege a partir des sources catalanes suivantes :