Andorre va imposer des cartes SIM spéciales aux mineurs pour limiter les risques en ligne
Le gouvernement prévoit un amendement parlementaire d'ici fin février exigeant des SIM restreintes pour les moins de 18 ans, limitant les réseaux sociaux, en parallèle du Code pénal
Points cles
- Amendement parlementaire d'ici février/mars imposant des SIM spéciales aux moins de 18 ans pour bloquer réseaux sociaux et risques en ligne.
- Projet en quatre piliers cherchant consensus de tous les groupes parlementaires pour approbation rapide.
- Réformes du Code pénal pour pénaliser l'accès aux réseaux sociaux des moins de 16 ans.
- Mesures alignées sur l'Espagne et la France, insistant sur protections multicouches au-delà des restrictions.
Le gouvernement andorran prévoit d'engager la procédure parlementaire pour un amendement à la loi qualifiée sur les droits des enfants et des adolescents d'ici fin février ou début mars, obligeant les mineurs de moins de 18 ans à utiliser des cartes SIM spéciales conçues pour limiter les risques en ligne et l'accès aux réseaux sociaux.
Le ministre de la Fonction publique et de la Transformation numérique, Marc Rossell, a détaillé ces projets dans des déclarations à l'Agence andorrane de presse, précisant que le projet de loi – actuellement en phase finale de préparation – repose sur quatre piliers principaux. Il a insisté sur la nécessité de bâtir un consensus avec tous les groupes parlementaires pour une approbation rapide, la décrivant comme essentielle à une protection efficace des enfants. Rossell prévoit de rencontrer chaque groupe pour obtenir un large soutien.
Des efforts parallèles avancent sur des modifications du Code pénal visant à renforcer les sauvegardes numériques, y compris des sanctions pénales potentielles liées à l'accès des mineurs de moins de 16 ans aux réseaux sociaux. Le porte-parole du gouvernement, Guillem Casal, a confirmé cela lors de la conférence de presse post-Conseil des ministres de mercredi, indiquant que le travail est en cours depuis l'automne. Ces mesures visent à appliquer plus fermement les interdictions en ciblant les infractions numériques graves, en phase avec les tendances en Espagne et en France. Casal a souligné que l'initiative reflète une planification structurée plutôt que des événements récents.
Rossell a utilisé l'analogie du pot à biscuits – où un enfant utilise une échelle pour contourner les barrières – pour souligner que les restrictions seules sont insuffisantes, nécessitant des réponses législatives en couches. Il s'est opposé à une loi autonome, préférant intégrer les protections dans le cadre des droits des enfants comme un droit fondamental. Rossell s'est dit satisfait de l'alignement des pays voisins, ayant récemment discuté de la question avec son homologue espagnol. Des experts internationaux, a-t-il ajouté, soutiennent les coupures réseau pour la sécurité des jeunes.
Un média a rapporté que l'exigence de cartes SIM pourrait entrer en vigueur le mois prochain, bien qu'aucun détail technique confirmé ou calendrier de mise en œuvre ne soit disponible.
Sources originales
Cet article a ete agrege a partir des sources catalanes suivantes :
- ARA•
El Codi Penal incorporarà mesures per fer efectiva la prohibició de les xarxes a menors
- ARA•
La targeta SIM de menors podria estar implementada d'aquí a un mes
- Bon Dia•
El Govern confia en entrar a tràmit parlamentari a finals de mes el text que obligarà els menors a disposar d'una targeta SIM específica
- Diari d'Andorra•
Govern entrarà a tràmit a finals de mes la llei que obligarà els menors a disposar d'una targeta SIM
- Altaveu•
La modificació legislativa perquè els menors tinguin una SIM específica, a tràmit a finals de mes